L'arnaque des firmes automobiles sur les pièces détachées

Publié le par Rédacteur

S'entendent-ils ?

La vente des pièces détachées par les firmes automobiles a toujours été une de leurs activités les plus profitables. Comme le rappelle une enquête de Mediapart publiée sur son site 31 mai 2018,  les pièces de rechange pèsent « 9 à 13 % du chiffre d’affaires » des constructeurs, mais « jusqu’à 50 % de leurs revenus nets ». Et les firmes automobiles s'échangent entre elles leurs bonnes recettes.
C’est une vraie arnaque particulièrement au détriment des utilisateurs de voitures d’occasion -celles qui nécessitent le plus de réparations.Plus de 80 % de marges pour vendre une pièce de rechange cinq fois le prix d’achat c’est du classique ! L'enquête de Mediapart montre comment ces pratiques ne cessent de se sophistiquer pour générer plus de profit.
PSA, Renault et d’autres constructeurs mondiaux ont recours au même logiciel vendu par la société  de consultants Accenture. Selon la description de Mediapart, ce logiciel calcule les hausses de prix les plus profitables en alignant pour les pièces les prix les plus bas sur les prix les hauts en se fondant sur leur ressemblance ..vue par le client.
Selon les documents consultés par Mediapart, le rétroviseur des Clio III, qui coûte 10 € et était déjà revendu huit fois plus cher à 79 €, a vu son prix doubler à 165 € tandis que l’écran de passage des roues des Dacia Logan et Sandero qui coûte seulement 3 €, a vu son prix bondir de 264 %, passant de 21 à 76 €… soit 25 fois plus cher que son prix de revient !
Toujours selon les informations publiées  par Mediapart, les mêmes hausses d’environ 15 % sur toutes les pièces s’observent chez tous les constructeurs qui achètent le même logiciel. La concurrence entre les firmes automobiles est une concurrence truquée et on le sait bien entre Renault et PSA où le numéro 1 était le numéro 2 de l’autre.
Vesoul est le centre mondial logistique pour les pièces détachées de PSA et c’est là qu’il veut en première application de la loi travail Macron, abroger les 35 heures et faire travailler. plus. Pour les firmes automobiles acheteurs et salariés sont ceux qui trinquent alors que les actionnaires s’enrichissent !

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