Pendant l'épidémie, PSA et Renault à la manœuvre contre les salariés !

Publié le par NPA Auto Critique

Les ordonnances, promulguées au mois de Mars dans la foulée de l’état d’urgence sanitaire, par la ministre du travail Muriel Pénicaud, aggravant considérablement la dérégulation du travail en terme de durée du travail, de droit au congé, de salaires, et de latitudes laissées aux patrons pour organiser le travail à leur botte.

Le confinement,oblige chacun à rester« chez soi », ce qui est une situation évidemment peu propice à l’action collective. En revanche la coordination de politiques patronales marche à plein. A preuve le « copier coller » entre les mesures chez PSA et celles chez Renault. On ne sait pas qui a copié l’un sur l'autre, mais ce sont en gros les mêmes, au mot près. Une "solidarité" à leur seul avantage qui commence par s'en prendre aux  jours de congés.

Chez PSA comme chez Renault ces mesures ont reçu l’accord des syndicats. CGC, CFDT et FO (seulement chez PSA car FO n’est plus reconnu comme représentatif chez Renault). Seuls les syndicats CGT et Sud, pas invité à signer,  de PSA et Renault ont refusé d’approuver ces mesures..

PSA et Renault s’exonèrent de la presque totalité des sommes reçues par les salariés pendant toute l’épidémie. Pour compléter les indemnisations de chômage partiel versés à hauteur de 84 % par l’État, c’est à dire en fin de compte par nos impôts, Ils créent « fonds de solidarité » à la solidarité très inégale. En s’en prenant aux jours de RTT et au capital temps individuel ce sont les salariés eux mêmes qui passent à la caisse. PSA et Renault disposent à eux deux de 100 000 salariés auxquels ils peuvent continuer à donner des ordres sans avoir à payer un euro de salaire. Salut l’artiste !

C’est le même racket sur les jours de congé, même ceux déposés pour les mois de juillet et d’août. Et dans les secteurs d’études c’est le même télétravail à mi-temps qui favorise dans les faits le travail dissimulé au profit des entreprises.

Enfin PSA comme Renault on recours à un nombre croissant d’intérimaires sur les chaînes de production et de prestataires dans les centres d’études. Alors qu'ils sont souvent les premiers requis pour être présents sur les sites de production, rien n’est prévu pour ces salariés dans les dispositions mises en place chez Renault et PSA. L'égalité des salaires et des indemnisations pour chômage partiel devrait être une revendication portée par tous !

Ces dispositions s’inscrivent clairement dans une perspective de reprise de la production qui n’attendrait pas la fin du confinement. Les références à des mesures de protection sanitaire à appliquer sont explicites. Autant être prévenu : dans les jours et semaines qui viennent, PSA et Renault chercheront à faire repartir au moins partiellement la production. Un comble alors que le confinement est maintenu et qu'il n’y a pas d’acheteurs pour les voitures !

PSA et Renault ont toutes deux l’État comme actionnaire. Jusqu’à présent aucune déclaration publique des dirigeants de PSA et de Renault n’est venu remettre en cause les dividendes promis aux actionnaires lors de la publication des résultats financiers, au mois de février 2020. Les nouvelles remises en cause des droits des salariés se ramassent à la pelle, mais tout reste comme le jour d’avant l’épidémie pour les actionnaires.


 

La déclaration du syndicat CGT Renault

Publié dans Renault, PSA, Pandémie Covid-19

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