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Pour le débat

L'annonce des résultats du groupe et de la baisse de l'intéressement versé aux salariés a été accueillie par des débrayages. dès la matinée du 12 février.


« C'est du foutage de gueule ! » Lionel Lerèche, du syndicat Sud Solidaires, aime le style direct. « Dès qu'on a su le montant de l'intéressement, on s'est mis en grève. » Le débrayage a commencé à l'atelier de finition, puis a gagné la tôlerie, la mécanique, la sellerie...


De source syndicale, la grève de jeudi 26 février a été suivie par plus de 60 % du personnel. De quoi paralyser les chaînes, qui produisent près d'un millier de véhicules par jour.


«  On est prêt à reconduire le mouvement lundi prochain », prévient Lionel Lerèche. Même écho du côté de la CGT, qui réclame le maintien de la prime et une augmentation de 10 % des salaires.

Aux yeux de Guy Pottiez, la défense du pouvoir d'achat est un combat plus que jamais d'actualité. Selon lui, sur les 5 400 salariés du site, « 1 200 sont en situation de surendettement ». •

Par Correspondant 12 février 2010
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