Escalade de la répression chez Suzuki en Inde

Publié le par Informations Act Now Labourstart 18 octobre 2011

Ils ont tiré sur des grévistes dans une usine de 7000 ouvriers

La grève chez Suzuki dans l'usine de Manesar vient de connaître une nouvelle escalade dans la répression patronale. C'est depuis le mois de juin que les ouvriers ont entamé des grèves contre Suzuki.Voir l'article mis en ligne sur ce blog le 10 octobre 2001.


Après un mois de lutte intense et violente, les travailleurs de MSIL à Manesar, Gurgaon ont conclu une entente avec la direction Suzuki, le 30 Septembre 2011. Conformément à l'accord, le 3 Octobre les travailleurs se sont présentés au travail, mais les travailleurs contractuels se sont vu refuser l'accès.

 

7000 ouvriers travaillant à Maruti Suzuki India Limited (MSIL), Suzuki Powertrain et Suzuki Motos India Ltd se sentent écrasés par le poids de l'État, la société faisant appel à la police et au ministère du Travail pour soutenir ses pratiques antisyndicales et anti-travailleurs.


La société a également arrêté les services de transport et les travailleurs à contrat, restés à l'extérieur des portes des usines ont été attaqués par des nervis engagés pour l'occasion. Pour exiger la réintégration des travailleurs contractuels, les travailleurs de trois usines ont lancé une grève avec sit-in à partir du 7 octobre.


L'escalade de la violence s'est déclenchée le 9 octobre lorsqu'un sous-contractant a ouvert le feu sur un groupe de travailleurs de Suzuki Motos. Malgré ces attaques, Suzuki a obtenu la pleine coopération du gouvernement indien.


Le 10 octobre, le Département du travail de Haryana a collé un avis de "violation du règlement" et décrété la grève illégale. En revanche, la Haute Cour de Haryana a demandé aux travailleurs de quitter le site de l'entreprise mais n'a pas déclaré la grève illégale.

 

Un total de 120 travailleurs ont été licenciés ou suspendus en raison de leur participation à la grève dans trois usines. Les travailleurs rejettent l'intimidation concertée de la compagnie, de la police et du gouvernement et exigent que Suzuki Corporation respecte les droits du travail et mène des négociations de bonne foi.

 
Comment envoyer des messages de solidarité. Voir l'aricle publié sur le site "labourstart" de la FIOM 

Publié dans Monde

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