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Le véhicule électrique entre paillettes et réalité
Mis sur ce blog le 7 mars
2012 : l’approfondissement de la crise
A l’évidence, la crise économique est loin d’être résolue. Malgré les aides aux banques et aux entreprises, malgré les
mesures de régression sociale, la récession est la perspective la plus probable pour l’économie mondiale en 2012. Pourtant, les sacrifices imposés aux plus démunis et la multiplication des
barrières douanières ne suffiront pas à remettre en route une économie mondiale sapée par la recherche des profits et la spéculation.
De plus, la crise économique sert de prétexte supplémentaire au refus de toute prise en compte des problèmes écologiques
alors que la catastrophe de Fukushima et les modifications climatiques ne sont que les signes précurseurs de catastrophes encore plus graves.
Les affrontements économiques, le poison du nationalisme, la peur savamment orchestrée des immigrations économiques et
climatiques conduisent le monde sur des chemins de haine et de guerre que l’on pensait cantonnés au siècle précédent.
2012 : en finir avec Sarkozy !
Le bilan de l’ex-président du pouvoir d’achat et de la lutte contre le chômage est catastrophique : recul de l’âge de la
retraite, déréglementation du temps de travail, attaques répétées contre les services publics, multiplication des lois sécuritaires et anti-immigrés... Jamais dans ce siècle, le chômage n’avait
atteint un tel niveau, jamais les inégalités n’avaient été plus prononcées.
Pour espérer passer le premier tour des présidentielles, Sarkozy n’a plus d’autre solution que de tenter de séduire une
partie des électeurs potentiels de Marine Le Pen. La crise ne lui laisse aucune marge de manœuvre sociale et risque même de le conduire à un troisième plan d’austérité. C’est pourquoi chaque fait
divers sera l’occasion de propagande sécuritaire, chaque grève fournira le prétexte de nouvelles atteintes au droit de grève et que la démagogie anti-immigrés sera toujours plus
présente.
2012 : pas la moindre confiance à Hollande
N’oublions pas que Hollande n’est que la doublure imposée de Strauss-Kahn, ex-président du FMI, victime d’un empêchement.
Autant dire que l’écart entre le programme d’un PS/FMIsé et celui de l’UMP/Lagarde est évidemment mince. Sur aucun sujet, Hollande ne s’est franchement démarqué de Sarkozy. Retraite, temps de
travail, immigration, nucléaire, sécurité, nationalisme industriel : cherchez la différence !
2012 : l’année Le Pen ?
De nombreux sondages, cachés, donnent plus de 20% de suffrages potentiels à Marine Le Pen. Après avoir partiellement
réussi sa campagne de dé-diabolisation du Front national, elle tente de récupérer le désespoir et la colère des plus mal lotis. Changer la haine de classe contre la haine de race, voilà son
véritable programme. Mais la haine du Front National pour les syndicalistes, les grévistes et tous ceux qui se battent contre ce système est bien réelle. Ne pas laisser se développer le poison
nationaliste et raciste, écraser dans l’œuf le danger fasciste est plus que jamais indispensable.
2012 : l’année des luttes !
Malgré la défaite de 2010 sur les retraites, l’année 2011 a vu de nombreuses ripostes aux attaques. La possibilité de faire
reculer le gouvernement et le patronat sur les « grands » dossiers (retraite, temps de travail, Sécu, éducation, hôpital) apparaît souvent trop difficile. Mais de nombreuses luttes ont eu lieu :
Fralib, Fonderie du Poitou, Honeywell, M-Real, plusieurs hôpitaux et agences postales, le secteur du nettoyage, puis le dernier conflit significatif, celui des agents de sécurité des aéroports.
Des situations locales qui s’inscrivent dans des cadres nationaux et donc des succès mitigés et fragiles.
C’est cette volonté de riposte que l’on retrouve à l’échelle du monde. Sur le fond des révolutions dans l’ensemble du monde
arabe, les mobilisations aux Etats-Unis, en Angleterre et même en Russie rejoignent les luttes des peuples contre la régression sociale généralisée en Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal et
les mobilisations des Indignés.
Alors, il ne tient qu’à nous que ces foyers de résistance s’étendent et se généralisent pour mettre un coup d’arrêt à la
politique de régression sociale justifiée par la crise. C’est là, la seule « sortie » de crise. La crise est internationale, internationalisons la riposte !
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