Pour les luttes, pour ne rien lâcher
LE 14 MARS VOTEZ ANTICAPITALISTE
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La moitié des Français ne s’intéresse pas aux élections régionales dont le premier tour va se dérouler dimanche 14 mars. Mais 70% d’entre eux désapprouvent la politique de
Sarkozy.
Il faut dire que la campagne électorale des principaux partis ne dit pas grand-chose de nos préoccupations quotidiennes.
Rien sur la « crise » ou plutôt rien sur ses effets.
Rien sur le chômage qui frappe au moins 10% de la population en âge de travailler et dont 1 million sera bientôt sans aucune ressource ;
Rien sur la misère qui, avec 15% de la population, s’étend même à ceux qui ont un travail ;
Rien sur la maltraitance des immigrés et notamment des sans papiers ;
Rien sur la double exploitation des femmes ;
Rien sur les difficultés des jeunes à se former et à trouver un emploi ;
Rien sur les attaques à venir sur les retraites qui va entraîner encore plus de retraités dans la misère.
Tout ce que font les dirigeants des « grands » partis dans cette campagne, c’est fouiller dans les poubelles des tribunaux ou se bagarrer ouvertement pour garder leurs postes d’élus.
Pourtant, depuis des mois, les travailleurs font connaître leur opinion. Par leurs mobilisations, ils « votent » depuis des mois contre les licenciements, contre la misère, la dégradation des
conditions de travail.
Des mois que les travailleurs de Continental, de Ford, de Goodyear, de Molex, de Renault, de Philips ou de Total refusent licenciements, dégradation des conditions de travail et se battent pour
des salaires qui permettent de vivre.
Des mois que les enseignants et les personnels de l’Education Nationale dénoncent la casse de l’école.
Des mois que, dans les hôpitaux, les personnels tentent d’empêcher le développement de la misère des soins.
Des mois que les Sans-Papiers se battent pour leur régularisation.
Alors, bien sûr, n’avons aucune d’illusion sur la possibilité de changer le monde voire même d’améliorer vraiment nos conditions de vie et de travail par les élections en général et par ces
régionales en particulier.
Mais, cependant, si l’on envoyait dans les Conseils Régionaux des travailleurs comme nous, qui ont les mains dans le vrai cambouis, qui ne feront demain le contraire de ce qu’ils disent
aujourd’hui, cela permettrait de dénoncer la réalité de ces institutions.
Ils pourraient dénoncer les aides aux entreprises qui utilisent les fonds publics pour faire du profit et qui licencient dès que ce n’est plus assez juteux.
Nos représentants pourraient dénoncer les aides à toutes les écoles privées patronales ou religieuses.
Ils pourraient dénoncer toutes les petites et grandes magouilles qui lient patrons et politiciens au pouvoir.
Et surtout ils pourraient aider à la popularisation de nos luttes.
C’est pourquoi de nombreux camarades d’entreprises de l’automobile sont présents sur les listes du NPA : Fabienne Lauret (Renault Flims), Yvan Zimmermann (PSA Mulhouse), Régis Louail, Gérard
Prévost, Christophe Druel (Renault Cleon), Jean Pierre Paris (Grand-Couronne) Philippe Poutou (Ford Bordeaux), Marc Tzwangue (Renault Guyancourt), Alexis Antoine ( Ex Mollex).
Raison de plus pour voter et faire voter partout pour les listes présentées ou soutenues par le NPA.
Par Secteur automobile NPA
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