Les départs volontaires PRV : Renault menacé de perdre 25 millions d'euros

Publié le par Informations correspondnat 10 octobre 2011

Depuis la mise en place la loi Sarkozy sur les retraites, des centaines de salariés de Renault se retrouvent piégés. Ils avaient accepté un plan de départ volontaire (???). Avec le report de l'âge de départ à la retraite, ces salariés se retrouvent  sans aucune garantie.  Renault avait fait une demande de subventions à l'Union européenne en juin 2011. Voir l'article du blog NPA Automobile de juin 2011

Nous publions le contenu de la lettre que la présidente de la Commission Affaires Sociales et Emploi du Parlement Européen, Pervenche Berès, a adressé au PDG de Renault. Il ne lui est pas possible de gagner le beurre et l'argent du beurre, 25 millions de subventions et des pratiques sociales inacceptables

Ci dessous le texte de la lettre adressée par Pervenche Bérès à Carlos Ghosn le 15 septembre 2011

 

Les commissions « Emplois et Affaires Sociales » et «  Budgets » du Parlement européen auront à examiner prochainement la demande de mobilisation du Fonds européen d’ajustement à la Mondialisation (FEM) que l'état français a déposée pour votre groupe et sept de vos fournisseurs pour un montant de 24 493 525 euros.

 

Dans ce cadre, nous avons attiré l’attention de vos services sur la situation des salariés « seniors » concernés par le Plan de reclassement volontaire  «  Projet Renault Volontariat » (PRV), quin se trouvent en difficulté du fait de la modification ultérieure de la loi française sur les retraites.

 

A la suite de nos interventions, M. Benjamin ANOUTA, chargé d’affaires Européennes du groupe Renault nous a fait savoir que si des cas de personnes se trouvant en difficulté lui étaient soumis, «  Renaulr serait à même de leur proposer des missions de travail pour le temps nécessaire à la garantie de leur situation financière pour une liquidation à taux plein de leur retraite ».

 

Cette proposition est difficilement acceptable au plan humain pour les personnes concernées ? Elle ne l’est pas non plus à nos yeux au regard de l’importance des aides européennes sollicitées pour votre groupe dans un contexte de raréfaction de l’argent public.

 

Nous considérons qu’une réponse plus appropriée consisterait à réintégrer les personnes concernées dans les effectifs du Groupe et ensuite à leur offrir la possibilité de bénéficier des dispositions relatives àl »aménagement de fin de carrière des personnes exposées à la pénibilité en usine prévues à l’article 11 de l’accord Renault du 4 février 2011 sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour la période 2011 – 2014.

 

Nous vous demandons d’examiner cette proposition avec attention et tenons à vous indiquer que faute d’une réponse rapide, il nous parait difficilement envisageable de donner une suite favorable à) la demande d’aide européenne que vous avez présenté dans le cadre du FEM et qui doit être adoptée à une majorité qualifiée au Parlement Européen lors de sa session du 26 au 29 septembre 2011

 

Restant à votre disposition pour tous échanges ou informations complémentaires, nous vous prions, Monsieur le président Directeur Général, l’assurance de notre considération distinguée.

Pervenche Berès

Présidente de la commission de l’emploi et des Affaires sociales du parlement européen

Publié dans Renault

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