Les travailleurs des fonderies du Poitou sont entrés dans leur quatrième semaine de grève

Publié le par Les grévistes des Fonderies du poitou 26 septembre 2011

Un nouvel appel des fonderies du Poitou Ingrandes à des travailleurs du groupe Montupet

 

Camarades de Montupet Laigneville

LES GREVISTES DE MONTUPET-INGRANDES S'ADRESSENT A VOUS

 

Montupet veut casser nos salaires et menace nos emplois.

A Ingrandes, nous sommes entrés dans notre quatrième semaine de grève.

C'est que Montupet, sous prétexte d'améliorer la compétitivité, veut baisser dans le premier collège nos salaires de près de 25 % ( moins 15 % sur le salaire de base et le reste par un passage de 38 h 50 à 35 heures payées 35, en plus de l’incidence sur les diverses primes). 

Au 2ème collège, les patrons veulent supprimer 14 jours de RTT, et imposer la mise à disposition de l'ensemble du groupe de 50 salariés des « structures » et le blocage des salaires pour 3 ans.

Toutes ces mesures plongeraient dans les pires difficultés la plupart d'entre nous parce qu'évidemment nos salaires sont loin d'être élevés !

Après 20 ou 30 ans de fonderie, si leur coup réussissait, nous nous retrouverions au point de départ : au smic. Tout cela sous la menace d'un plan « social ». C'est « soumettez-vous ou bien la porte ». Nous avons décidé de dire non : moins 25 %, on n'en veut pas !

A Laigneville, Montupet vous impose des conditions de travail insupportables. 

Si nous ne les faisons pas reculer aujourd'hui, ce sera à coup sûr encore pire demain

 

Aujourd'hui, vous subissez des conditions de travail de plus en plus pénibles, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Pour des salaires qui ne permettent pas de faire face au moindre imprévu, vous devez comme nous tous en fonderie subir le bruit, les émanations dangereuses, le dur labeur qui nous use prématurément. Combien d’entre nous sont atteints de maladies liées à ces expositions et sont esquintés avant l'âge ?

À quoi a servi que les travailleurs de Continental dans l’Oise acceptent de sacrifier leurs salaires sous prétexte de sauver leurs emplois ? Les patrons n'ont eu aucun scrupule à renier leur parole et à jeter tout le monde à la porte.

Si à FDPA nous acceptions la baisse des salaires, cela ne nous prémunirait nullement de nous retrouver demain à la porte, avec simplement des indemnités de chômage plus minables.

Rester sans réagir, ne vous protégerait pas davantage des coups qu'ils vous porteront demain. Bien au contraire. Il n'est pas acceptable que Montupet vous crève au boulot et nous menace de la porte. Il y a bien assez de travail pour le partager entre nous tous, et bien assez de profits pour le faire sans baisser nos salaires.

ENSEMBLE DISONS : STOP, NOUS N'ACCEPTONS PLUS !

 

En tenant bon depuis plus de trois semaines à Ingrandes, nous avons montré à Montupet que son mauvais coup ne passerait pas. Aujourd'hui, nous faisons appel à vous. Pour appuyer notre lutte, mais pour vous-mêmes aussi.

A Ingrandes, nous n'avons pas choisi le moment d'engager la lutte, ce sont les patrons qui nous l'ont imposé. Mais puisqu'ils nous ont déclaré la guerre, ne reculons pas !

 

ENSEMBLE, LUTTONS POUR NOS SALAIRES ET NOS EMPLOIS !

Les patrons ne sont forts que de notre passivité. Notre force, c'est qu'ils ont besoin de notre travail pour engranger leurs profits. Ils ont le fric, mais c'est nous qui produisons leurs richesses, nous qui avons le nombre, et le courage.

Réfléchissez-y camarades de Montupet, discutons-en, et si vous vous en sentez la force, rejoignez-nous dans la lutte. C'est la seule voie qui puisse nous permettre de sauver nos emplois, nos salaires, et de protéger la vie de nos familles.

 

ENSEMBLE, ON PEUT GAGNER, ON PEUT LES FAIRE RECULER !

Ingrandes, lundi 26 septembre 2011

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