Privés de retraite par Sarko et trompés par Renault !

Publié le par Sources presse et Humanité 15 avril 2011

La retraite Sarko à 62 ans n'en finit pas de manifester ses conséquences ravageuses. Voilà des travailleurs de Renault condamnés à rechercher un emploi à 60 ou 61 ans.

 

En 2008-2009, 1350 travailleurs de Renault avaient quitté l’entreprise dans le cadre d’un plan de départs volontaires. A l’époque, la direction leur avait assuré qu’ils bénéficieraient des indemnités chômage ASSEDIC pendant 36 mois   en attendant à 60 ans de de recevoir la retraite à laquelle ils avaient droit. Ces départs soi disant volontaires étaient bien souvent forcés avec cette promesse d’indemnités chômage.


La réforme Sarkozy a reculé de deux ans l’âge du départ en retraite. Mais  il n’est pas prévu que les indemnités chômage  soient prolongées du même délai.   Les travailleurs de Renault ayant quitté l’entreprise vont-ils être obligés de se mettre à rechercher un emploi, et cela à 60 ou 61 ans.

 

Accessibles pour certains au dispositif "carrières longues", ils espéraient pouvoir partir à la retraite après leur période d'indemnisation. "Mais avec le report de l'âge légal, ils se voient privés de ressources durant plusieurs mois et obligés de chercher du travail alors que ce n'était absolument pas prévu", a affirmé Nicolas Guermonprez, secrétaire du syndicat CGT.


Selon le syndicaliste, entre 100 et 200 ex-salariés seraient concernés à Sandouville et "sûrement" d'autres sur les autres sites où le plan de départs volontaires a été appliqué. "Nous exigeons de la direction de Renault qu'elle prenne en charge ces salariés qui ont donné une part de leur vie pour construire des voitures pour le groupe", a indiqué Nicolas Guermonprez.


Ce sont les travailleurs de Renault Sandouville qui ont révélé la situation. La direction de Renault ne veut rien savoir sous le prétexte que ceux qui sont partis ne sont plus salariés de Renault. Il faudra donc imposer à Ghosn et au gouvernement le respect de leurs propres engagements.

 

Ce scandale de  Sandouville s’applique aussi à d’autres usines de Renault et aux entreprises dans lesquelles des plans de départ volontaires forcés avaient été mis en place.

 

Publié dans Renault

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