PSA : guerre des sites et arnaque pour l'mploi

Publié le par NPA 57 Lorraîne Nord 18 mai 2011

Ce sera donc Valenciennes. Les promesses de la direction et celles du syndicat indépendant (indépendant de qui ?) auront fait long feu : il est vrai qu’on était en campagne électorale au sein de l’entreprise. Maintenant, le sentiment d’avoir été floués est fort.

Le groupe PSA a joué Valenciennes contre Metz-Borny pour faire monter les enchères et sans doute la décision était-elle déjà prise depuis bien longtemps !

On voit bien aujourd’hui que le lobbying pratiqué par l’UMP et le PS, réunis en la circonstance à Metz pour des investissements à Metz, et réunis à Valenciennes pour des investissements à Valenciennes a eu pour seul résultat d’augmenter les subventions publiques au groupe.

Cette politique, c’est la soumission aux actionnaires. Ne pas dénoncer les 17 000 suppressions d’emplois en 5 ans chez PSA, c’est les accepter ! Il faut une vision globale et affirmer haut et fort la solidarité qu’on doit faire vivre entre les salariés des différents sites du groupe et entre tous les salariés du secteur automobile dans sa globalité, y compris ceux de la sous-traitance et des équipementiers.

Dans l’immédiat, la plus grande vigilance quant à l’avenir du site s’impose à Metz-Borny.


D'autres sites sont dans le viseur de PSA.  Est annoncée la fin de sa coopération industrielle avec Fiat dans l'usine  Severnord  de Hordain près de Valenciennes pour la production de monospaces. Cette usine  produit les mêmes modèles mais vendus sous différents nomes et marques : Peugeot 807, Citroën C8, Fiat Ulysse et lancia Phedra. C'est l'emploi de 2800 salariés (contre 4500 il y a trois ans) qui est donc menacé.

 

En France, le secteur automobile est confronté à une restructuration équivalente à celles qu’ont pu connaître la sidérurgie et le textile aux débuts des années 1980. Ses impacts sociaux se répercutent sur l’économie au-delà de PSA et Renault. La sous-traitance, les équipementiers, la métallurgie, la chimie ou encore la verrerie et les textiles chimiques sont directement touchés.


Les salariés n’ont pas à payer la facture de cette restructuration et les projets de restructuration industrielle nécessaires doivent s’effectuer en interdisant les licenciements, les ruptures de contrats de travail, et en maintenant les travailleurs à leur niveau de qualification et de rémunération. Nous ne pouvons plus accepter de voir des salariés dont la vie sociale explose du simple fait qu’ils sont salariés de la « mauvaise entreprise, dans le mauvais secteur au mauvais moment de la crise » !


Nous proposons d’écarter la mainmise des actionnaires sur l’ensemble du secteur en plaçant toute l’activité automobile française ainsi que la sous-traitance et les équipementiers, sous contrôle public, en expropriant les intérêts privés, sans rachat ni indemnités.


La globalisation et la mondialisation de cette activité ont développé un mode de construction où chaque modèle est un puzzle dont la fabrication est dispersée aux 4 coins de la planète. Ce fonctionnement industriel est extrêmement polluant et son coût écologique n’est pas comptabilisé.


Si l’on veut éviter une catastrophe sociale doublée d’une catastrophe écologique, il est urgent de ne plus laisser la production de nos véhicules être cotée en bourse. Il faut placer l’industrie automobile sous le contrôle démocratique des salariés, de la population, des consommateurs et des associations environnementales.

Publié dans Peugeot

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