Renault : salaires de colère

Publié le par Correspondant 28 février

Cléon 28 février  Depuis l’obligation de Négociation Annuelle Obligatoire sur les salaires, la question des salaires n’est le plus souvent posée qu’une fois par an, notamment dans les grosses entreprises. Un rituel qui généralement ne mobilise pas les salariés mais permet aux patronat de justifier le blocage des salaires pour le reste de l’année.Et puis, parfois, la colère accumulée explose à ce moment-là

C’est ainsi que dans le groupe Renault, jeudi dernier, veille des négos, le traditionnel appel à débrayage de différents syndicats suivant les sites a eu un écho significatif. D’après les informations CGT, ce sont 130 salriéEs à VSF(78), près de 500 à Cléon, 250 à Sandouville, plus de 700 à Douai, 150 à Lardy, 50 à Rueil, 550 au Mans, 400 à Guyancourt, 250 à Flins et quelques dizaines sur les autres sites (Choisy, grand Couronne, Siège), qui ont débrayé plus ou moins longtemps suivant les sites et les équipes.


Il faut dire qu’avec des propositions à 2,3% pour le plus grand nombre de travailleurs/euses, avec 1,3% en mars et le reste seulement en octobre, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Et l’annonce quasiment en direct de la salle des négos via les SMS d’une baisse de près de moitié de l’intéressement à carrément fâché les salariéEs de Cléon et Flins.

Et, malgré la pause du week-end, c’est reparti ce mardi à Cléon : 150 grévistes en nuit, gros débrayage dès le matin avec une manif de 700 travailleurs/euses dans les ateliers, 500 grévistes dans l’équipe du soir. Au total, plus de 1400 grévistes sur la journée. Et appel à remettre ça dès le demain. Elargir encore la mobilisation sur Cléon, relancer les liens avec les autres sites...pour gagner 300 euros nets de plus, pour toutes et tous.

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