Une usine sous-traitante d'Hutchinson va fermer : 50 licenciements annoncés

Publié le par Informations correspondant 18 juillet 2013

Les restructurations pleuvent en ce début d'été

Dans le canton de Fresnay sur Sarthe, la fermeture d'ici à la fin de l'année de l'usine ISS sous-traitante de l'équipementier Hutchinson a été annoncé. Hutchinson a en effet décidé de rapatrier cette activité de production dans une usine qui lui appartient en propre dans un autre lieu du même département de la Sarthe à Sougé Le Ganelon. Résultat : le licenciement annoncé de 50 salariés.

L'entreprise justifie cette mesure par la perte du contrat commercial  de l’Unité de Production de Fresnay avec HUTCHINSON. Comme l'indique un tract de SUD Industrie, « ce PSE est totalement illégal et vicié en l’état, et ceci pour de nombreuses raisons. Tout d’abord, la perte d’un contrat n’est pas une raison suffisante pour que l’entreprise puisse opérer des licenciements économiques «justifiés». De même, aucune consultation du CHSCT n’a eu lieu alors qu’elle est obligatoire et ceci avant les réunions de CE. D’une manière générale, la procédure d’information-consultation dans son ensemble est illégale, ce qui entraînerait l’annulation de tous les licenciements que l’entreprise prononcerait si elle continue cette démarche ».

Hutchinson verse environ 4 millions d’euros annuels depuis des années aux actionnaires et il n’aurait plus d’argent pour les salariés ? A HUTCHINSON, qui a aussi une responsabilité (aux côtés des constructeurs qui sous-traitent) dans la fermeture du site, d'assumer la suppression de plus de 50 emplois ?

Les revendications syndicales portées par SUD Industrie, CGT et CFDT sont les suivantes :

- L’emploi doit être maintenu et les reclassements satisfaisants.

- Les droits des salarié-e-s doivent être respectés, et les procédures en CE/CHSCT légales..

- Les départs doivent être seulement volontaires et non contraints, avec une indemnité supralégale de 4000 euros par année d’ancienneté (même pas ce que gagne le directeur de ISS LP en une semaine) au lieu des 400 euros actuellement proposés par la direction..

- L’obtention d’un droit de Veto des comités d’entreprise pour bloquer les licenciements et la mise en place d’un fonds patronal mutualisé au niveau de la branche du secteur automobile..

 

Lire le tract de SUD Industrie

Commenter cet article