Les échos anticapitalistes du mois. Année 2020

Publié par NPA Auto Critique

Echos proposés par  le secteur automobile du NPA.

 

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138 - Renault : refusons de payer pour les pertes de 2020

D’après la direction, Renault a perdu 8 milliards en 2020. Pas de quoi affoler les actionnaires : si le cours de l’action en bourse a légèrement décroché, il reste à un niveau nettement plus élevé qu’il y a un an. C’est que  Renault n’est pas au bord de la faillite, avec 16 milliards de réserves de liquidités, sans compter les 16 milliards de RCI, son bras financier.

Les actionnaires savent bien aussi que l’Etat est toujours prêt à sauver d’un naufrage éventuel les poids lourds de l’économie : « quoi qu’il en coûte » et sans contrepartie en matière de maintien de l’emploi, comme on l’a vu pour les milliards de prêts garantis offerts aux entreprises en 2020.

Priorité à l’intérêt des capitalistes-actionnaires, auxquels le plan de restructuration du nouveau patron Luca De Meo promet de générer le cash nécessaire à assurer de juteux dividendes. On sait d’avance les conséquences sociales du vaste plan de réduction des coûts annoncé pour atteindre cet objectif. A nous, salarié(e)s, de savoir si nous allons accepter d’en faire les frais en termes d’emploi, de salaires, et de conditions de travail.  

(23/2/2021) (1161 signes)

137 - Dialogue social ou piège infernal

De Bézieux, le patron du Medef, vient de proposer aux « partenaires sociaux » une relance du « dialogue social ». Parler de « partenaires sociaux » laisse entendre qu’organisations patronales et syndicats de salariés seraient des « alliés ».Comme si la défense résolue des intérêts des salariés ne supposait pas toujours un affrontement plus qu’une alliance.

Pour le patronat, le but du « dialogue social » est évidemment de parvenir à un « consensus » acceptable par lui, en enlisant les syndicats de salariés dans des discussions sans fin et qui plus est sur les sujets qu’il impose. Quand pleuvent les licenciements et suppressions d’emplois ,il y a mieux à faire pour les syndicats de salariés que de se prêter une fois de plus à ce jeu de dupes ; comme s’il suffisait de s’asseoir autour d’une table pour faire valoir les intérêts des salariés.

 Comme si pour les salarié.es le seul « dialogue » qui porte ses fruits ce n’était pas le rapport de forces. Construire ce rapport de forces ou se laisser enliser dans le  « dialogue social » à la sauce patronale ou gouvernementale, il faut choisir.

(23/2/2021) (1133 signes)

136 - POUR TOUT ÊTRE HUMAIN  UN TOIT, CE DOIT ÊTRE UN DROIT

Selon les dernières estimations de la Fondation Abbé Pierre, il y aurait environ 30.000 personnes sans abri en France, 30.000 personnes condamnées à survivre dans la rue. Faute de places d’hébergement d’urgence, y compris en hiver, de plus en plus de travailleurs « pauvres », de jeunes, de femmes, de personnes âgées, et parfois d’enfants, n’ont pas de toit pour dormir. Une honte dans un pays riche comme la France, où il y a pourtant tant de bâtiments inoccupés et de logements vacants.

En interdisant les expulsions de logements de novembre à mars, la «trêve hivernale » est censée limiter la casse de novembre à mars. Mais tout le monde n’en bénéficie pas. C’est le cas en particulier des réfugié.e.s dont la demande d’asile a été rejetée. Même si c’est « légal », ce n’en est pas moins humainement inacceptable. C’est ce que dit le mouvement de solidarité qui se développe un peu partout en France. Un toit, c’est un droit pour tout être humain, d’où qu’il vienne.

(23/2/2021) (1021 signes)

135 - ALGERIE : UNE OUVERTURE EN TROMPE L’ŒIL ?

A partir de février 2019, le mouvement du Hirak connu par le slogan « Système Dégage ! » a fait descendre dans la rue, semaine après semaine, des millions d’algériens et d’algériennes autour de revendications autant sociales que démocratiques.

L’ex-président Bouteflika a bien été mis à l’écart, mais cela n’a pas empêché un replâtrage du système sous l’égide de l’armée. L’actuel président Tebboune a lui-même été plusieurs fois ministre de Bouteflika. Président mal élu en 2019 avec sa réputation de candidat des militaires et une abstention record de 60%, sa première année de mandat a été marquée par une féroce répression contre toute critique du régime.

A nouveau, une abstention record de 66% a marqué le referendum constitutionnel de novembre 2020. Un véritable camouflet. Les mesures annoncées la semaine dernière, libération de quelques dizaines de prisonniers politiques et promesse de nouvelles élections, ont été accueillies comme une nouvelle « fausse » promesse de changement. Pour preuve : les milliers de manifestants dans les rues en Algérie lundi dernier pour le second anniversaire du Hirak.

(23/2/2021) (1154 signes)

134 - L’EXPLOITATION EST DANGEREUSE POUR LA SANTE

La Cour d'appel de Douai a récemment reconnu le "préjudice d'anxiété" qu'ont subi les mineurs de charbon de Lorraine pour avoir été exposés à des substances toxiques qui provoquent des maladies mortelles. Leur ancien employeur - les Charbonnages de France - n'existe plus, c'est donc l'État qui devra verser 10.000 € aux 726 mineurs toujours en vie.

Une somme qui ne compensera pas la mise en danger de leur santé et les conditions de travail qui ont réduit de 10 ans leur espérance de vie, mais ce jugement est une victoire des travailleurs contre les dirigeants qui les ont sciemment exposés à ces risques.

(23/2/2021) (667 signes)

133 - Darmanin, Vidal, Le Pen…  Les variants d’extrême droite prolifèrent !

À une semaine d’intervalle, quasiment coup sur coup, deux ministres de Macron affichent leurs affinités avec l’extrême droite. C’est d’abord Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui étale son entente cordiale avec Marine Le Pen, lors du débat sur France 2, le 11 février.

Le ministre de Macron va jusqu’à juger la cheffe du RN « quasiment un peu trop molle » vis-à-vis de l’islam… Un « trop molle » qui a tourné en boucle dans les médias.

Puis c’est Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, qui commande une enquête sur l’emprise de l’« islamo-gauchisme» dans le milieu universitaire. Des centaines de chercheurs et universitaires, riposte salutaire, dénoncent cette chasse aux sorcières, et demandent la démission de la ministre.

Le racisme et tout le fatras d’idées moyenâgeuses que véhicule cette droite nationaliste n’est pas le seul point commun entre LRM, LR et RN.

Il y a aussi le silence devant les problèmes quotidiens …

Nos conditions de précarité et nos bas salaires face à l’enrichissement des gosses fortunes contre lesquelles ils ne disent RIEN !

 (22/2/2021) (1144 signes)

132 - Le gouvernement voudrait tenter à nouveau une réforme des retraites

Dans une interview récente, le ministre de l’économie Bruno Le Maire affirme que le gouvernement souhaite passer la réforme des retraites « dès que la crise écono­mique sera passée ».

Il y a deux ans, la mobilisation massive des salariés en France, par les grèves, par les manifestations, avait per­mis de retarder le passage de la réforme avant que le Co­vid la mette définitivement en pause. Si le gouvernement veut réessayer de nous faire travailler plus longtemps il faudra faire la même chose.

Et cette fois pour enterrer définitivement la réforme des retraites, et avec tous ceux qui veulent nous faire travailler plus alors que les jeunes ne trouvent pas de boulot !

(15/2/2021) (738 signes)

131 - Pas de puces, pas de voitures

La faillite d’un modèle de production

Des équipementiers aux constructeurs, dans le monde entier, toute l’industrie automobile est frappée de plein fouet par l’actuelle pénurie de semi-conducteurs. Se multiplient donc les mesures temporaires de réduction de production ou de chômage partiel comme la semaine dernière, à Renault Cléon, Sandouville, ou PSA Rennes, et bientôt Mulhouse, Sochaux et Poissy … avec les pertes de salaire qui vont avec …

L’industrie automobile installe dans les voitures de plus en plus d’équipements électroniques intégrant des puces.

À force de faire pression pour baisser les prix, pour les fournisseurs, la fabrication de puces pour l’automobile n’est plus une priorité, la rendant ainsi dépendante d’une poignée de fournisseurs d’un petit nombre de pays : essentiellement Corée du Sud et Taïwan.

Une réalité aggravée par la généralisation de la production en « juste à temps » : toujours pour diminuer les coûts, il fallait éliminer les stocks, qui coûtent sans rien rapporter, afin de dégager le cash nécessaire pour payer les dividendes des actionnaires.

N’acceptons pas de payer la casse à leur place.

(9/2/2021) (1161 signes)

130 - Raffinerie Total Grandpuits

Une grève qui appelle notre solidarité

A l’origine de la grève qui dure depuis plus d’un mois maintenant figurent les 700 emplois directs et indirects menacés par le projet d’arrêt-reconversion de la raffinerie Total de Grandpuits en Seine et Marne.

Avec raison, les grévistes ne pensent pas gagner seuls face à un mastodonte tel Total. Ils cherchent à populariser leur mouvement auprès des autres raffineries et à faire converger leur combat avec d’autres luttes sur l’emploi : TUI , Sanofi... Avec en perspective un mouvement d’ensemble à l’échelle du pays sur cette question.

En grève, ils tiennent aussi dénoncer l’hypocrisie de Total, qui présente l’arrêt du raffinage de pétrole, et la reconversion du site vers la production d’agro-carburants, ou le recyclage de plastiques comme sa contribution à la  transition écologique.

Mais sans renoncer à une  production d’hydrocarbures incompatible avec la lutte contre le réchauffement climatique : Total se vante même sur son site début janvier de la découverte d’un nouveau gisement prometteur d’hydrocarbures au large du Suriname en Amérique du Sud.

(9/2/2021) (1128 signes)

129 - Peugeot Kenitra (Maroc)

Vive la grève !

S’implanter au Maroc, pour Renault comme pour Peugeot, c’est profiter tout à la fois des aides massives d’un Etat marocain cherchant à attirer les investissements étrangers et profiter d’une main d’œuvre à bon marché : course aux bas coûts et à la compétitivité oblige.

Mais en inaugurant en grande pompe en 2019 l’usine de Kenitra, Peugeot ne pouvait certainement pas imaginer qu’un an et demi plus tard puisse s’y dérouler une grève comme celle qui a paralysé l’usine ces derniers jours.

A l’origine de cette explosion de colère : la faiblesse des salaires de base ( 2600 dirhams, 240€ par mois) ; un système de comptage des heures qui conduit à des heures supplémentaires non payées, en semaine ou en week-end ; des contrats précaires sans couverture médicale …

La direction a fini par tomber sur des travailleurs exigeant de pouvoir vivre dignement de leur travail. Plus ils gagneront là-bas sur leurs revendications, et moins nos patrons ici pourront faire de chantage à la délocalisation. Vive la grève des travailleurs de PSA Kenitra !

(9/2/2021) (1080 signes)

128 - sanofi … Epoustouflant !

Plus de 12 milliard de bénéfice … en progression de 340 % sur l’année 2020 ! De quoi maintenir les emplois déjà existants et en créer de nouveaux pour supporter la charge de travail ? Pas du tout !

Sanofi va supprimer 1 700 postes en Europe, un millier en France, dont 400 dans la recherche …. Cela ne va pas aider à développer ou à produire des vaccins… Les salariés et la population n’ont qu’à se débrouiller.

Et le bouquet ! Sanofi préfère arroser ses actionnaires, en leur versant plus de quatre milliards d’euros de dividendes … Ces patrons qui jouent avec la santé publique se croient tout permis, mais ils pourraient bien en rabattre, car sur plusieurs sites Sanofi, les salariés commencent à faire entendre leur colère.

Et si un jour, on envisageait de récupérer tout le fruit de notre labeur, c’est-à-dire les exproprier … ce ne serait que justice

(9/2/2021) (877 signes)

127 - Explosion de la pauvreté et...de la fortune des plus riches !!!

Selon le rapport de l’ONG OXFAM les plus riches sortent renforcés par la crise sanitaire et financière. Les milliardaires ont vu leur fortune augmenter de 3900 milliards de dollars entre le 18 mars et le 31 décembre 2020.

En France, les milliardaires ont « gagné près de 175 milliards d'euros » sur la même période, « dépassant leur

niveau de richesse d'avant la crise ». Dans le même temps, la France atteint le triste record de 10 millions de pauvres !!!

Pouvons-nous accepter une société où il n’y aura bientôt plus que des super riches et des super pauvres

(8/2/2021) (621 signes)

126 - Milliard pour les uns, chômage pour les autres

Selon l’Insee, 360 000 emplois salariés ont été détruits en 2020 dans le secteur privé. Les jeunes et les précaires ont été les premiers, puis les salariés en CDI ont suivi avec les plans de suppression de postes et de départs soi-disant « volontaires ».

2,9 millions de salariés sont encore au chômage partiel, avec un revenu souvent amputé. Pire, à partir du 1er mars, l’indemnité versée par l’État passera de 84 % à 72 % du salaire.

Les milliards distribués aux grandes entreprises par l’État servent à financer les restructurations. Les actionnaires l’ont bien compris : les cours boursiers retrouvent leur niveau euphorique de la fin 2019.

Contre ces suppressions d’emplois, des travailleurs résistent, comme à Total Grandpuits. C’est en regroupant les forces de tous les salariés menacés qu’il sera possible d’empêcher les patrons de sacrifier des emplois pour gonfler leurs profits.

(8/2/2021) (932 signes)

125 - a l’école comme ailleurs, La certitude et son contraire

Depuis que le gouvernement maintient les écoles ouvertes avec un protocole sanitaire minimaliste, les travailleurs de l’éducation ont alerté plusieurs fois sur le fait que les établissements scolaires ne sont pas les vulgaires garderies voulues par les patrons pour faire travailler les parents, mais qu’elles peuvent aussi être des clusters massifs. À fortiori quand l’État ne met pas les moyens pour les mesures sanitaires.

Après avoir affirmé à la Toussaint que les élèves se contaminaient davantage pendant les vacances qu’à l’école, Blanquer dit exactement l’inverse pour les vacances de février, sur lesquelles il table pour freiner l’épidémie … comme  l’année dernière pour l’utilité des masques …

Pour Blanquer, la meilleure des mesures sanitaires, c’est celle qui consiste à ne rien faire ! Pas sûr que les profs et les élèves supportent son mépris encore longtemps

(8/2/2021) (927 signes)

124 - PSA-FIAT-ChRIsler : Ils se marièrent et…

supprimèrent beaucoup d’emplois

Dans une de ses toutes premières déclarations de PDG de Stellantis, Carlos Tavares menace de fermer l’usine anglaise d’Ellesmere Port (fabriquant l’Opel Astra). Si le gouvernement britannique ne lui donne pas assez de subventions, il fera disparaître cette usine de plus de 1 000 salariés.

Et ce n’est pas sûr qu’une fois les subventions empochées cela empêchera la fermeture du site… Ce genre de menace ce n’est qu’un début pour l’ensemble des travailleurs, quel que soit le pays, la marque, ou le statut (ouvrier, technicien, cadre, intérimaire).

À moins que nous, les salariés de chaque pays, on s’unisse et s’organise contre ces patrons rapaces.

(28/1/2021) (719 signes)

123 – EDF, PROJET « HERCULE » : AU SERVICE DU PRIVÉ

Depuis 10 ans la distribution de l’électricité n’est plus le monopole d’EDF.Aux côtés d’Enedis, filiale d’EDF, plus de 35 autres fournisseurs – dont Eni, Total, Engie – se partagent le marché. Selon ses adeptes, la concurrence devait faire baisser les prix. Au lieu de cela, entre 2007 et 2020, les abonnés aux tarifs dits « réglementés » ont vu leur facture augmenter de 70%. Avec le projet « Hercule », c’est maintenant le démantèlement total d’EDF qui se profile : d’où la grève du secteur le 28 janvier. A l’état la charge de la production nucléaire, donc de la maintenance des centrales, de leur futur démantèlement, du traitement des déchets radioactifs. Les activités de distribution, celles qui rapportent, seraient entièrement entre les mains d’acteurs privés : d’où la privatisation programmée d’Enedis. Adieu le service public de l’électricité. Ensemble, usagers et salarié.e.s, il est encore temps de dire « Stop » à une réforme dont le seul but est d’offrir un nouveau champ de valorisation au capital privé.

(27/1/2021) (1065 signes)

122 - Contre les licenciements : une manif qui en appelle d’autres !

La manifestation pour l’interdiction des licenciements et des suppressions d’emplois, à l’initiative de syndicats de base, samedi 23 janvier à Paris, a réuni près de 2 000 personnes.

Des délégations de dizaines d’entreprises et de toute la France ont battu le pavé : de Total Grandpuits, en grève depuis près de quatre semaines, Sanofi, General Electric, EDF, SKF, Renault et bien d’autres, rejoints aussi par un cortège de Gilets jaunes, ainsi que des personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon de LFI, Fabien Gay du PCF ou encore Olivier Besancenot et Philippe Poutou du NPA.

Cette première manifestation à l’appel des TUI, relayée par d’autres, a de fait posé un jalon vers un « Tous ensemble » des salariés des entreprises menacées.

Un jalon modeste, mais qui montre la voie : pour faire reculer patrons et gouvernement, il faut sortir de l’isolement, du « boîte par boîte », se coordonner avec d’autres travailleurs menacés afin d’entraîner ceux d’autres secteurs contre les menaces qui nous visent tous !

La journée du 4 février à l’appel des syndicats sera une nouvelle occasion de l’affirmer.

(25/1/2021) (1171 signes)

121 - 66 millions de procureurs

« Nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs […] Ce n’est pas comme ça qu’on fait face à la crise ou qu’on avance » dit Macron. En d’autres termes, arrêtez de râler !

Les licenciements pleuvent, les services de soin sont débordés, les étudiants décrochent en masse, on ne voit toujours pas le bout de cette crise, et nous aurions juste le droit de nous taire ?

Il rigole ! Un peu, qu’on va devenir 66 millions de procureurs contre ce système capitaliste, qui nous exploite, nous réprime et dont les chefs s’enrichissent sur notre dos.

(25/1/2021) (577 signes)

120 - Fonderies en ébullition

Une étude commandée en 2020 par le gouvernement et la filière automobile (PFA) prévoit que 40 % des emplois des fonderies en France, au bas maux 5 000 postes, produisant essentiellement pour la construction automobile, seront sacrifiés d’ici 2030.

Motif ? La dé-diésélisation et la sacro-sainte compétitivité. PSA et Renault, principaux donneurs d’ordre, sont à la manœuvre.

Fonderie du Poitou (Vienne), MBF (jura), FVM (Meurthe-et-Moselle), SAM (Aveyron) : plusieurs centaines d’emplois sont menacés actuellement, les salariés souvent lâchés par les repreneurs successifs qui se retirent une fois les subventions publiques aspirées. Contre toutes ces menaces présentes et à venir, des centaines de salariés de fonderies de tout l’hexagone se sont rassemblés devant les fonderies du Poitou pour montrer de quel bois ils se chauffent. Vive la fronderie !

(15/1/2021) (865 signes)

119 - Mille milliards de mille sabords !

En 2020, la fortune des 100 milliardaires les plus riches du monde a augmenté de plus de 1 000 milliards de dollars selon l’agence Bloomberg.

Mais les grands groupes continuent d’invoquer la crise pour justifier les nombreuses annonces de licenciement. De quoi nous faire monter la moutarde au nez, tonnerre de Brest !

(15/1/2021) (351 signes)

118 - Big Brother made in France

Après le projet de loi sur la Sécurité globale, c’est un nouvel épisode dans le feuilleton de la restriction des libertés et de la surveillance généralisée. Le Conseil d’État a validé la semaine dernière le projet du gouvernement d’étendre les possibilités de fichage de la population.

Au nom de la « sûreté de l’État et de la sécurité publique », la police et la gendarmerie pourront désormais ficher, avec encore plus de facilités qu’auparavant, les opinions politiques, l’appartenance syndicale, les convictions philosophiques ou religieuses, les données de santé ainsi que consigner les identifiants, photos et commentaires publiés sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement utilise encore une fois la lutte contre le terrorisme pour renforcer les outils de contrôle sur toute la population. Après la mobilisation massive de décembre, de nouvelles manifestations sont organisées tous les samedis, pour exiger le retrait de loi Sécurité globale et dénoncer également ce fichage politique généralisé.

(25/1/2021) (1025 signes)

117 - La colère des étudiant(e)s est justifiée

La semaine dernière, dans plusieurs grandes villes, les étudiants ont manifesté leur colère face à l’isolement, aux cours en ligne, à l’absence de loisirs et aux galères pour finir le mois. Et ce ne sont pas les annonces de Macron, des repas à un euro, beaucoup ne l’ont hélas pas attendu pour aller aux restos du cœur, ou des « chèques psy » qui vont changer grand-chose à ce mal-être : les étudiants ne demandent pas l’aumône, mais ont besoin d’un revenu leur permettant de faire dignement face.

Avec les milliards que le gouvernement a sortis pour soutenir principalement les grandes entreprises, qu’on ne nous dise pas qu’il est impossible de fournir des allocations d’étude suffisantes !

Cette semaine d’autres manifestations sont prévues. La volonté des étudiants de retourner en cours est bien légitime, tout en s’assurant des meilleures conditions sanitaires possibles.

(25/1/2021) (917 signes)

116 - Psa-FIAT.Chrysler : méga fusion,

 méga craintes pour l’emploi

Avec la fusion entérinée début janvier, le nouveau groupe du nom de Stellantis devient le 4è constructeur mondial. Pour ses actionnaires, l’enjeu est dans les synergies rendues possibles par la fusion : avec des économies évaluées à 5 milliards par an, améliorant d’autant la rentabilité espérée.  

Mais en termes de gestion capitaliste, qui dit « économies » dit en général « suppressions d’emplois ». Les dirigeants du nouveau groupe ont beau promettre qu’il n’y aura pas de fermetures de sites, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de suppressions d’emplois, à commencer parmi les salariés en intérim ou CDD, et chez les sous-traitants.

D’autant plus que beaucoup d’usines du nouvel ensemble sont loin de tourner à pleine capacité. Dans un marché fragilisé par la crise sanitaire, au moindre prétexte, une casse sociale d’ampleur inédite deviendrait d’actualité. Seule la force cumulée des centaines de milliers de travailleurs du nouveau groupe pourrait alors l’empêcher. 

(12/1/2021) (1040 signes)

115 –

Contre la criminalisation des opinions

et lois liberticides

MARCHE DES LIBERTES

Samedi 16 janvier 2021

 

( ici mettre jour et lieu)

                                

Ces dernières années, à la faveur de la menace terroriste et de la crise du COVID, les pouvoirs en place testent partout la mise en place durable de restrictions des libertés et de contrôle des populations. Des mesures qui n’auraient dû être qu’exceptionnelles sont finalement introduites dans la loi ordinaire. De quoi permettre à de futurs dirigeants de piétiner demain l’Etat de droit en toute légalité. Dernières initiatives pour la France : le projet de loi « Sécurité Globale », et les décrets du 4 décembre 2020, qui permettent de ficher nos « opinions » politiques, syndicales ou religieuses. Pour le retrait de ces lois et décrets liberticides, des mobilisations sont prévues dans toute la France le samedi 16 janvier . Assurons leur succès !

114 - L’invasion du Capitole aux USA :

une leçon de choses politique

L’invasion du Capitole par des hordes de gens armés et souvent d’extrême droite a sidéré le monde entier. Pourquoi une foule chauffée à blanc a-t-elle pu forcer les portes du Parlement des USA si ce n’est avec une certaine connivence de la police ? Tout autre mouvement social, manifestation antiraciste par exemple, aurait eu face à elle un énorme déploiement de forces armées.

Et pourquoi des millions de gens restent-ils attachés à Trump, si ce n’est parce qu’il a su détourner les frustrations de millions de laissés pour compte de 40 ans de politiques néolibérales, pour leur désigner des cibles (migrants, musulmans, gauchistes …) et leur vendre le retour à la grandeur de l’Amérique « blanche » ? ça ne vous rappelle rien ?

Quand les inégalités deviennent colossales et que l’avenir de millions de gens est de plus en plus bouché, l’absence d’alternative radicalement anticapitaliste de changement social ouvre la voie à de dangereux démagogues. La leçon ne vaut pas que pour les Etats Unis.  

(12/1/2021) (1060 signes)

113 - Pour que dure la domination coloniale :

des soldats meurent au Mali

Depuis des années, le discours officiel justifie le déploiement des forces françaises au Mali et au Sahel par la lutte contre le terrorisme. Sur ce terrain, tout le monde voit que c’est l’enlisement : avec une litanie de morts à la clé parmi les soldats mais aussi  les populations civiles victimes alternativement des terroristes, d’exactions des armées locales sous divers prétextes, ou de bavures françaises.

Il est pourtant hors de question pour nos gouvernants de remettre en cause l’engagement des troupes françaises. Et pour cause. Celui-ci répond fondamentalement à d’autres motivations : barrer la route aux prétentions américaines et chinoises dans la région ; renforcer la stabilité des gouvernements locaux (même corrompus ou dictatoriaux) afin de sécuriser l’approvisionnement en matières premières (dont l’uranium du Niger) ainsi que la rentabilité des investissements des entreprises françaises dans ces pays.

Sous couvert de lutte contre le terrorisme, c’est bien du maintien de la domination coloniale qu’il s’agit.

(12/1/2021) (1099 signes)

112 - Michelin, coup de pression sur les « BIBS »

Coup de tonnerre chez Michelin, la direction annonce la suppression de 2300 emplois. Quel exemple de dialogue social tant mis en avant par l’entreprise, et le maire de Clermont-Ferrand (PS) HONTEUX !

Cette annonce a laissé les salariés en état de choc.

Injustifiable par les bénéfices de la boite, 1,5 milliards d’euros par an depuis plus de 10 ans !

Injustifiable par les aides versées par l’état, comme le CICE à hauteur de 75 millions d’euros !

Injustifiable par les dividendes versés aux actionnaires, une bagatelle, 500 millions d’euros par an !

De 50 000 salariés, les « bibs » ne sont plus que 19 500, et ce n’est pas fini, le tout en vue d’améliorer leur «compétitivité» (dire les bénéfices).

Fermetures des usines de Poitiers, Toul, La Roche sur Yon, Noyelles, où les victimes sont déjà nombreuses et font encore grimper le nombre de chômeurs dans des régions, déjà sinistrés économiquement.

Pourtant, le travail ne manque pas sur les chaînes de production, quitte à augmenter les cadences, non sans conséquences sur leur santé physique et mentale.

1 embauche pour 3 départs, voilà la norme depuis l’accord compétitivité de 2012…

La crise économique, sociale, écologique et sanitaire doit nous amener à rompre avec ce système capitaliste.

La réduction du temps de travail sans perte de salaire et la réappropriation des biens de production, par l’expropriation s’il le faut, doit permettre le contrôle par les salarié(e)s de la production, des risques environnementales et de la répartition des richesses.

Rien n’est inéluctable

La lutte contre les licenciements doit être au cœur des priorités des forces sociales, syndicales et politiques.

Le NPA sera présent à la Marche nationale contre les licenciements le 23 janvier à 14H à Paris devant l’Assemblée Nationale.

(10/1/2021) (1805 signes)

111 - Inde : quand les masses se lèvent et font trembler le pouvoir

Les 26 et 27 novembre 2020, plus de 250 millions de personnes, soit la moitié des travailleurs du pays, sont descendues dans les rues : la plus grande grève jamais enregistrée dans l’histoire !

Le pouvoir a adopté en septembre 2020, trois lois qui ont réduit le pouvoir des agriculteurs sur les grandes exploitations et espérait profiter de la crise sanitaire pour les faire passer. Mais les organisations des agriculteurs se sont mobilisées contre ces lois avec une première date de grève générale le 25 septembre suivi de blocages de chemins de fer.

En novembre, les plus importantes organisations syndicales du pays ont proposé une date commune avec les paysans : les lois de septembre attaquaient également le droit syndical et de grève. De nouvelles dates ont été organisées : les 26 et 27 novembre et le 8 décembre.

Depuis la mobilisation ne faiblit pas. Le mouvement a posé un ultimatum : soit le gouvernement cède sur toute la ligne soit ils envahissent la capitale le 26 janvier.

(5/1/2021) (1048 signes)

106 - L’état d’urgence sanitaire est prolongé …

Jusqu’en février 2021, le couvre-feu est étendu désormais à 46 millions de personnes. Eh oui, la deuxième vague est là et continue de monter. mais pas les moyens de lutter contre. Le manque de mesures adaptées cache mal la responsabilité du gouvernement dans la gestion de la crise.

Ces mesures semblent d’ailleurs bien dérisoires pour enrayer l’épidémie, Impréparation, incohérence ? Pas seulement, car il y a bien une logique : faire des économies et préserver les les profits des grandes entreprises, quoi qu’il en coûte … pour le monde du travail.

Dépistage, traçage, protocole sanitaire : le gouvernement gère la crise sanitaire au moindre coût. Dans les Ehpad, la propagation du virus est inquiétante. Dans les établissements scolaires, rien n’a été prévu depuis la rentrée pour soulager les classes surchargées.

Dans les hôpitaux, la situation est catastrophique. Épuisement, sous-effectif, insuffisance des moyens : les soignants ont bien raison d’être en colère contre le gouvernement. Véran et Macron répètent qu’il est impossible de former du personnel dans des délais si courts. Mais cela fait déjà neuf mois depuis février ! Bien plus que les deux jours de formation que reçoivent les soignants envoyés d’urgence en renfort dans les services de réanimation.

(26/10/2020) (1309 signes)

105 - Le géant du lait en eau trouble

Le géant laitier français Lactalis est la cible d’une enquête sur le respect des normes environnementales : sur ses 60 usines, 38 outrepassent les limites de rejets de polluants dans des cours d’eau.

La firme avait déjà été condamnée en avril à une amende de 50 000 euros pour la pollution de l’Isère, et elle l’est aujourd’hui pour la pollution de la Sèche en Ille-et-Vilaine, qui a entraîné la mort de nombreux poissons. Cette fois, elle risque une pénalité de 250 000 euros. Mais on voit bien que, même cumulées, ces amendes ne pèsent pas lourd pour une entreprise qui engrange des milliards chaque année.

L’insuffisance des pénalités judiciaires, les préfectures discrètes, voire complices : c’est bien la démonstration que les grands groupes peuvent polluer avec la complicité de l’État.

(26/10/2020) (821 signes)

104 - A AIRBUS, CE N'ETAIT PAS GAGNé

Airbus avait annoncé en juin la suppression de 15 000 postes dans le monde dont 5000 en France.

Grace à leur mobilisation, les travailleurs ont obtenu un sursis de leur direction ;  Les emplois seront garantis pendant 3 ans, il n'y aura donc pas de rupture conventionnelle dans l’immédiat.

S’il y a moins de travail, la direction pourra mettre les salariés en chômage partiel : activité partielle longue durée (APLD) pour 4 périodes de 6 mois. Ils passeront de 35 heures à 30 heures avec salaire plein pour 30 heures les 5 heures perdues seront indemnisées à 84% du salaire par l'APLD

 C'est un pis-aller : les travailleurs n'ayant pas obtenu qu'il n'y ait aucune perte de salaires et que les 16% manquant soient payés par l'employeur.

Faire reculer les plans patronaux c'est possible. Pas de ruptures de contrats,! Pas de baisses de salaires ! Zéro licenciements ! Dans toutes nos entreprises, c’est souvent la même chose. Mobilisons-nous tous ensemble.

(25/10/2020) (979 signes)

103 - CHANTAGE A L’EMPLOI CHEZ VALEO

Afin de réduire ses « coûts » de personnel de 10 %, la Direction de l’équipementier automobile Valeo de Laval vient d’obtenir la signature d’un accord instaurant : « le gel des salaires pour 2021-2022, l'arrêt des primes d'intéressement, la suppression d'une journée de congé, un avenant au contrat de travail de tous les salariés de nuit pour repasser en 2x8 avec la perte de rémunération correspondante ». Rien que ça !

Avant la signature de l’accord, une grève avait démarré le lundi 28 septembre. Soutenus par la CGT et la CFDT, plusieurs dizaines de salariés, sur un effectif total de 300, avaient commencé une grève et installé des palettes aux portes de l’usine. Mais le mardi soir, CGC et FO signaient cet accord de régression sociale. 

Usine par usine, Valeo, un des leaders mondiaux des équipementiers automobiles, essaie de faire passer ses accords de régression sociale. Et chaque fois, il demande encore plus de concessions. Dans le cas de l'usine de Laval, c’est la menace d’un sur effectif qui a été brandie par la direction.

(14/10/2020) (1068 signes)

102 - MEDICO-SOCIAL:LE MENSONGE DE VERAN

Il n’y a pas si longtemps, le Ministre Olivier Véran déclarait : "Personne ne sera mis sur le bord du chemin". Et pourtant, un décret faisant suite au « Ségur » de la santé a exclu les 40.000 salarié(e)s du médico-social du service public du versement du Complément de traitement indiciaire de 183 euros mensuels attribué à tous les agents du Service publique hospitalier. C’est une véritable discrimination car tous ces personnels sont des fonctionnaires et contractuels soumis aux mêmes devoirs et droits que leurs collègues.

Cette annonce du Ministère a été reçue par les personnels comme un camouflet. Aujourd’hui, leur revendication est simple : une même fonction publique, un même établissement, un même salaire ! C’est ce que l’on voit fleurir partout dans les slogans et sur les banderoles des médico-sociaux en lutte.

(14/10/2020) (860 signes)

101 - FACTURE COVID: LE MENSONGE DE MACRON

L’«argent magique» qui n’existait pas pour les hôpitaux a soudain coulé à flots depuis le Covid. Pour financer le plan de « relance » du gouvernement, 100 milliards de cadeaux au patronat, l’Etat a emprunté des milliards.

Le 14 juin à la télé́, Macron promettait : « Pas d’impôts nouveaux pour financer ces dépenses». Pourtant dès le lendemain, il faisait discrètement voter par les députés une loi transférant à la CADES (Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale) les dépenses liées au Covid (baisse de cotisations patronales, chômage partiel...): au total 286 milliards. La CADES, fondée en 1996 par Juppé pour nous faire payer les déficits de la Sécu prélève un impôt appelé́ CRDS sur nos salaires, pensions, allocations chômage...

La CRDS devait s’arrêter en 2024, mais ce sera en 2042. Dix-huit ans de plus à payer à la place d’un prélèvement sur le « capital ». Et pour autant, dans les hôpitaux, la situation n’a pas vraiment changé.

(14/10/2020) (986 signes)

100 - LE CONFINEMENT A AMPLIFIE LES INEGALITES

On le savait, mais c’est ce que confirme l’enquête EpiCov. Si les plus riches et les plus pauvres ont été, en proportion, autant touchés par l’épidémie, les riches l’ont été surtout avant le confinement.

En fait, le confinement a surtout freiné l’épidémie chez les plus riches, qui ont pu télé-travailler et se confiner dans des logements spacieux alors que près d’un tiers des plus pauvres étaient confinés dans des logements surpeuplés.

L’étude montre évidemment aussi que les pertes de revenu ont impacté plus fortement les plus pauvres.

(14/10/2020) (578 signes)

99 - QUAND LE GOUVERNEMENT SUCRE L’ECOLOGIE

Interdits depuis 2018, les néonicotinoïdes, pesticides très puissants et nocifs notamment pour les abeilles, viennent d’être ré-autorisés lundi 5 octobre pour la filière betterave. Dans le même temps, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, se défend : « On ne va pas les réintroduire, arrêtez de faire peur aux gens. »

Selon elle, pourtant à l’origine de la loi interdisant ces pesticides, il ne s’agit que d’une solution d’urgence pour la filière « ultra-ciblée » de la betterave. Filière qui comptabilise 21 usines, utilise 440 000 hectares, dont la France est le premier producteur européen et dont les bénéfices se comptent en centaines de millions…

À défaut de sauver les abeilles ouvrières, notre gouvernement veut sauver les profits dont se sucrent les actionnaires !

(14/10/2020) (829 signes)

98  - L’hypocrisie du protocole

Dans certains secteurs, les directions multiplient ses tours de terrain pour faire la chasse à ceux qui ne respectent pas le protocole sanitaire. Mais celle-ci est hypocrite car elle ne donnent souvent pas les conditions favorables pour que nous puissions le respecter et elle le sait.

Par exemple,  comment faire lorsque nos postes de travail nous amènent à nous côtoyer, ou que dans la courte durée de pause "repas", nous devons : quitter nos postes de travail, se laver les mains, passer aux toilettes, manger, boire un café, fumer une clope etc.… tout en respectant le protocole sanitaire lié à la Covid-19.

Il est toujours plus simple d’affirmer sur le papier que cela est possible, que de venir galérer avec nous.

(13/10/2020) (742 signes)

97 - Covid à la Maison Blanche : un malade en délire

Après avoir été sceptique pendant des mois, Trump avait promis de développer un vaccin rapidement. Coup de com’, évidemment. Mais, depuis qu’il a le coronavirus, ses clowneries ont franchi un cap : il s’est récemment présenté au balcon de son hôpital d’élite, sans masque, en répétant trois fois de suite qu’il ne fallait pas « se laisser dominer par le virus » et avant d’affirmer qu’il n’avait jamais été aussi en forme depuis 20 ans.

Les Américains doivent être ravis de l’apprendre alors qu’il y a eu près de 800 000 cas de contamination et plus de 200 000 morts dans le pays. Il faut dire que la gestion de l’épidémie par l’administration Trump est à l’image de son chef qui avait organisé le 26 septembre à la Maison-Blanche une réunion de 200 personnes, sans protection particulière, et a ainsi été responsable d’un gros cluster !

(12/10/2020) (883 signes)

  1. - AU CCSE de Renault, TOUS LES SYNDICATS DISENT NON AU PLAN D’ÉCONOMIES

Au Comité Central Social d’Entreprise qui s’est tenu mardi, CFE-CGC, CFDT, FO et CGT – soit tous les syndicats représentés – ont émis un avis défavorable au plan d’économies présenté par la direction en mai dernier. Ce plan prévoit 2,15 milliards d’euros d’économies et 15.000 suppressions de postes, dont 4.600 en France. L’avenir de certains sites industriels est en suspens. Et la direction prévoit déjà de fermer le site de recyclage de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et d’arrêter d’assembler les véhicules à Flins (Yvelines).

Ce vote est un changement par rapport aux acceptations des plans de compétitivité et de suppressions d’emplois auxquelles nous avait habituées « l’alliance » CFDT, FO et CGC.

Sauf que maintenant, il faudrait  passer des communiqués de presse aux actions effectives. L’annulation par la CGT, sous prétexte du COVID, du rassemblement prévu ce mardi lors de la réunion du CCSE est à cet égard un mauvais signal pour la lutte nécessaire contre le plan de Renault, les fermetures d’usines et les suppressions d’emplois. 

Pour gagner, c’est la lutte, tous ensemble, dans l'ensemble de la branche, et plus largement encore, qu’il faut préparer, en refusant le piège du « dialogue social ».

(30/9/2020) (1280 signes)

95 - DEMEOLITION de Renault

Luca De Meo a fait sa rentrée avec une série de vidéos sur l’Intranet où il « partage sa vision pour la relance du groupe ». Mais le nouveau Directeur Général de Renault, aux six millions d’euros de salaire annuel, ne brille pas par son originalité.

En guise de « Renaulution » – le slogan du nouveau patron de Renault – il compte « faire dans les cinq ans à venir, ce que PSA a fait les cinq dernières années ». Et qu’a fait PSA ? Des milliers de suppressions d’emplois, la fermeture des sites d’Aulnay, Saint-Ouen et La Garenne, bientôt 10 000 emplois supprimés chez Opel (soit un quart des effectifs)…

Selon un document interne, le nouveau directeur général de Renault annonce que le groupe pourrait réaliser d'ici 5 ans près d'un tiers de son activité en dehors du secteur automobile traditionnel. Alors, la « Renaulution » de De Meo, c’est surtout la relance de la démolition des emplois.

(30/9/2020) (915 signes)

94 - L’école protège du Coronavirus ?

Face à la gravité de la crise sanitaire, le gouvernement a allégé le protocole dans les établissements scolaires. Il faut maintenant trois élèves positifs à la Covid-19 pour fermer la classe. Le personnel enseignant n’est plus considéré comme cas contact, car il porte un masque.

Si une classe ferme, tout est mis en œuvre au mépris de la sécurité pour la rouvrir au plus vite. Et que dire du reste de l’établissement ? Les enfants n’entrent pas en contact avec d’autres pendant les repas ? Pas étonnant que les écoles, collèges, lycées et universités représentent un tiers des clusters actuellement.

Aucun moyen n’a été débloqué pour cette rentrée. Blanquer et ses sbires se réfugient derrière les gestes barrières. Derrière ce baratin, la logique est simple : les enfants à l’école et les parents au travail ! Pourtant d’autres gestes barrières seraient les bienvenus notamment pour dédoubler les classes : des embauches et tout de suite !

(28/9/2020) (972 signes)

93 - Bridgestone :

Halte à l’hypocrisie politique

La fermeture par Bridgestone de son usine de pneus de Béthune (863 ouvriers laissés sur le carreau) est à la fois une catastrophe sociale de plus et le visage sans fard d’un système capitaliste où, en France comme ailleurs, seul compte l’intérêt des actionnaires. Un système défendu mordicus cet été encore par ceux et celles qui nous gouvernent : pas question pour eux d’imposer la moindre contrepartie sociale ou environnementale aux centaines de milliards promis aux entreprises pour cause de Covid.

Et ils osent aujourd’hui faire mine de s’indigner du comportement de Bridgestone, verser des larmes de crocodile sur le sort des salarié.es concerné.es., et promettre de ne pas laisser faire. Discours hypocrite mille fois entendu : l’histoire de la fermeture de Ford à Bordeaux n’est pas si loin.

Seule une mobilisation sociale d’ampleur et coordonnée à l’échelle nationale serait en mesure de mettre un coup d’arrêt aux suppressions d’emplois. La vérité, c’est aussi qu’il serait illusoire de croire en finir avec le chômage et la précarité sans se débarrasser du système capitaliste lui-même et de ses larbins.

(28/9/2020) (1161 signes)

92 - Financement de la « dépendance »

Racket en vue sur les retraité.es

Pour compenser la perte d’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap, le gouvernement a fait adopter cet été par le Parlement la création d’une nouvelle branche de la Sécurité Sociale. Sans définir quel en serait le mode de financement.

Pour réunir les 6 milliards jugés nécessaires d’ici 2024, le rapport sur ce sujet remis au gouvernement en septembre n’y va pas par quatre chemins. Au lieu de prévoir un risque financé à 100% par la Sécu et des cotisations patronales, le rapport envisage de pénaliser spécialement les personnes âgées elles-mêmes : durcissement des conditions d’accès à l’APA (Allocation personnalisée à l’autonomie) et à l’AAH ( Allocation Adulte Handicapé), suppression de l’abattement de 10% sur les pensions dans le calcul des impôts, augmentation de la CSG …

Alors même que le budget 2021 promet aux entreprises des milliards de baisse d’impôts et de cotisations sociales, il n’y aurait une nouvelle fois pas d’argent pour la santé et le social. Une honte.

(28/9/2020) (1062 signes)

91 - SMART HAMBACH, RENAULT FLINS, LARDY, Air France

Depuis quatre ans, par le chantage à l’emploi, les salarié.es de Smart ont dû signer des avenants à leur contrat de travail et travailler 39 h payées 37. Des sacrifices pour rien : début 2020 Daimler annonçait la fin de la production en France de la Smart.

Un repreneur, Ineos Alternative, conserverait 5 à 700 emplois pour produire un énorme 4x4. Chez Renault, en plus de Choisy, les sites de Flins (délocalisation de la Clio) et Lardy (arrêt des projets moteur) sont menacés. La question de l’emploi et de la reconversion concerne toute l’industrie automobile et au-delà. Qu’attendent les directions syndicales pour offrir une perspective de mobilisation nationale pour résister tous ensemble et ne pas se faire écraser les uns après les autres ?

(28/9/2020) (797 signes)

90 - Marche des sans-papiers

AUNCUN ETRE HUMAIN N’EST ILLEGAL

Pendant le confinement, des centaines de milliers de gens ont perdu leur boulot ou n’ont pas bénéficié du chômage partiel, tandis que les associations humanitaires cessaient leurs aides alimentaires. Les plus touchés : les jeunes en situation précaire et les travailleurs sans titre de séjour. Partout en France, des réseaux de solidarité de proximité ont permis d’éviter une catastrophe humanitaire. De ce mouvement est née l’idée d’une mobilisation pour  la fermeture des Centres de Rétention, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers et le droit au logement. Parties de plusieurs villes, des « marches de solidarité » vont converger vers l’Elysée pour une grande manifestation nationale le 17 octobre. Parce que chaque être humain a droit à la dignité.

Localement ………………….

(28/9/2020) (824 signes)

89 - Macron et le Liban

Retour au temps des colonies

Une nouvelle fois dimanche Macron a critiqué sévèrement les dirigeants et le système politique  libanais. Un système contre lequel ni lui ni ses prédécesseurs n’avaient jamais rien trouvé à redire avant que les mobilisations populaires de fin 2019 ne viennent l’ébranler, et obliger le premier ministre Saad Hariri à démissionner.

Au contraire, le système aujourd’hui critiqué bénéficiait depuis toujours de la bénédiction de la France. Macron lui-même avait reçu en grande pompe Saad Hariri en 2017. Libre à lui de changer d’avis.

Mais de quel droit fixe-t-il lui-même les conditions et les délais de constitution du nouveau gouvernement ? sans compter la menace : sans engagement à appliquer les réformes « structurelles » voulues par le FMI et les grandes puissances, pas d’aide internationale pour le Liban.

On connait pourtant bien les conséquences sociales désastreuses de ces réformes partout où elles ont été appliquées, dans les pays pauvres, en Grèce par exemple. Bonjour le cadeau à la population.

(28/9/2020) (1055 signes)

88 - L’envers des tests Covid-19

Pour les patrons des laboratoires, la multiplication des tests Covid est d’abord l’occasion d’engranger les profits : la Sécurité sociale paye 73,59 euros chaque test, nettement plus qu’en Allemagne. Du côté des salariés, c’est surtout une surcharge de travail considérable, faute d’embauches. des salaires réduits, et des primes Covid promises mais dont beaucoup n’en

ont pas vraiment vu la couleur.

La colère gronde dans le secteur : des salariés de laboratoires ont fait grève la semaine dernière, pour réclamer une augmentation de salaire et une prime. Ils ont raison.

(28/9/2020) (598 signes)

87 - Reconversion OUI, à condition que …

Parmi les secteurs largement « aidés » par le gouvernement, l’automobile, l’aéronautique, les  opérateurs télécom, les fabricants d’objets connectés ... Leur « relance toxique » est dénoncée par les milliers de jeunes anticapitalistes qui se mobilisent dans le monde entier. Les scientifiques nous alertent : la crise climatique est une catastrophe encore impossible à imaginer qui nous attend si rien n’est fait. Une partie de la planète, où vit la majorité de la population mondiale, deviendrait inhabitable.

Pour les capitalistes, c’est « après moi le déluge ». Produire toujours plus, consommer toujours plus… restructurations et licenciements sans fin, avec, au bout de la route, la catastrophe climatique.  Réduire voire arrêter les productions inutiles ou polluantes et reconvertir l’économie serait pourtant possible. Sans licenciement, en créant de nouveaux emplois.

A une condition : ne pas laisser au patronat le droit de décider de notre avenir. Pour construire un autre futur, il faut mettre les banques et les groupes industriels, du commerce et des services sous le contrôle des salariéEs et de la population, c’est-à-dire à un moment donné … les exproprier

(28/9/2020) (1207 signes)

86 - Smart :Daimler-Mercedes-Benz brade le site

Inaugurée en fanfare par Chirac en 1997, cette usine devait être le symbole de la redynamisation industrielle de la région. Mille salarié.es de Mercedes et 600 dans la sous-traitance y travaillent. Mais la mécanique se grippe. Depuis quatre ans, sous le chantage à l’emploi, les salarié.es ont dû accepter de signer des avenants à leur contrat de travail et de travailler 39h payées 37. Des sacrifices pour rien. Début 2020 Daimler annonçait la fin de la production en France de la Smart. Un repreneur est sur les rangs : Ineos Alternative. Mais seuls 5 à 700 emplois seraient conservés pour la production d’un énorme 4x4. Les salarié.es sont sous le choc. La question de l’emploi concerne toute l’industrie automobile et au-delà. Pour sauver l’emploi, pas de solution usine par usine, chacun dans son coin. Qu’attendent les directions syndicales pour offrir une perspective de mobilisation nationale sur la question ?

(15/9/2020) (961 signes)

85 - « On marche vers l’Elysée » Marche Nationale des Solidarités

Pendant le confinement, des dizaines de milliers de gens ont perdu leur boulot : soit leur contrat n’a pas été renouvelé, soit leur entreprise a coulé ou  arrêté toute activité. Parmi eux, beaucoup n’ont pas bénéficié du chômage partiel. D’où l’impossibilité de payer loyer et charges. En l’absence de cantine pour les enfants, l’essentiel des dépenses a été pour  l’alimentation.

Cette situation a particulièrement touché les jeunes en situation précaire et les personnes sans titre de séjour ne pouvant plus travailler au noir. Au même moment les grandes associations humanitaires cessaient momentanément leurs distributions alimentaires.

Partout en France, des réseaux de solidarité de proximité ont permis d’éviter une catastrophe humanitaire. C’est de ce mouvement de solidarité qu’est née l’idée d’une mobilisation aux côtés des collectifs de lutte des sans-papiers, pour  la fermeture des Centres de Rétention, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers, et le droit au logement pour tous et toutes.

A partir de plusieurs régions, des marches de solidarité vont converger vers Paris pour une grande manifestation nationale le 17 octobre. Parce que chaque être humain a droit à la dignité, quelle que soit son origine, le NPA soutient ce mouvement et appelle ceux et celles qui le peuvent à y participer.

(15/9/2020) (1382 signes)

84 - RENAULT BRESIL : GRACE A LA GREVE

LICENCIEMENTS ANNULES PAR LA JUSTICE

Le 29 mai dernier, Renault confirmait son plan de casse avec l’annonce de 15.000 destructions d’emplois à travers le monde, dont 4.600 en France. Et le 21 juillet, c’est en pleine épidémie de coronavirus que Renault annonçait 747 licenciements dans son usine de Curitiba au Brésil.

Mais dès l’annonce des licenciements, les travailleurs de ce site se sont organisés pour bloquer totalement les entrées et sorties de l’usine , mettant en place des piquets de grève quotidiens. Après 15 jours de grève totale, ils ont obtenu du Tribunal du travail – le 5 août – qu’il ordonne l’annulation des licenciements et condamne Renault à une amende de 16.000 euros par jour en cas de refus. Le Tribunal  a estimé que Renault n’avait pas tenu les engagements pris auprès du ministère du travail de ne procéder aucun licenciement sans négociation préalable avec les syndicats. Une violation aggravée par le fait que Renault avait perçu des subventions publiques en contrepartie d’une garantie de l’emploi.

Cette première victoire, obtenue au Brésil, grâce à la puissance d’une grève déterminée, est un formidable encouragement pour nous toutes et tous.

(3/9/2020) (1206 signes)

83 - Ford, PATRONS VOYOUS : ÇA CONTINUE

Un an après la fermeture de l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI) de Blanquefort, le constructeur se retire totalement de son autre usine, également installée près de Bordeaux. A l’occasion d’un CSE européen tenu le 28 août, il a annoncé la dissolution de la coentreprise formée avec l'équipementier canadien Magna, Getrag Ford Transmissions (GFT). Cette dissolution concerne trois sites de productions de boîtes de vitesses en Europe, dont celui de Bordeaux.

L’emploi de 800 salariés est en jeu. Le seul client de lusine est toujours Ford qui sest, paraît il, engagé à acheter les boîtes de vitesses... jusquen 2024. Mais on connaît les pratiques de Ford, habitué aux mensonges et aux promesses non tenues. La menace est bien là : celle d’une cessation des commandes de Ford et par là même des activités de lusine.

Pendant la très longue lutte contre la fermeture du site de Blanquefort Ford Aquitaine Industrie, Ford avait ménagé l’usine d’à côté pour entraver une solidarité pourtant indispensable. Diviser pour mieux attaquer : cest la politique de Ford et du gouvernement. Mais un an après la fermeture de la première usine, ils ont les mains libres pour sen prendre à la seconde. Alors, aucune confiance dans leurs promesses !

82 - USA : DEUX POIDS, DEUX MESURES

  1. SYSTEME, LE RACISME

Le 24 août, à Kenosha aux USA, un policier a tiré sept balles à bout portant dans le dos de Jacob Blake, un homme noir qui tentait de monter dans sa voiture pour se soustraire à une arrestation. Cette nouvelle violence policière, trois mois après la mort de George Floyd, a relancé les mobilisations

Blake n’est pas mort, mais passera sans doute le reste de sa vie en fauteuil roulant… Quant au policier, il est à son domicile, suspendu, mais toujours rémunéré. Le lendemain, 25 août, deux manifestants ont été abattus et un troisième grièvement blessé par un militant d’extrême droite, venu armé d’un fusil d’assaut avec d’autres nervis d’extrême droite pour en découdre avec les manifestants. Le tueur avait même pu quitter les lieux tranquillement et rentrer chez lui.

C’est ça, l’État américain, et pas que lui : une violence policière meurtrière contre les pauvres et les noirs, doublée d’une tolérance, voire d’une complicité de la police à l’égard de l’extrême droite.

(3/9/2020) (1026 signes)

81 - Reconversion des activités :

possible à condition que…

Parmi les secteurs largement « aidés » par le gouvernement, on trouve l’automobile et l’aéronautique. Le gouvernement compte bien aider aussi les grands opérateurs de télécommunications, les fabricants d’objets connectés et la voiture « autonome ». Leur relance, c’est une « relance toxique », comme disent les milliers de jeunes anticapitalistes qui se mobilisent dans le monde entier.

Pourtant, la crise climatique nous pend au nez. Les scientifiques nous alertent. Avec entre + 3 degrés et + 7 degrés d’augmentation de la température du globe d’ici 50 ans, c’est une catastrophe encore impossible à imaginer qui nous attend si rien n’est fait. Une partie de la planète deviendrait inhabitable, celle où est concentrée aujourd’hui la majorité de la population mondiale.

Pour le capitalisme, qu’importe ! Il faut produire toujours plus, consommer toujours plus… et envoyer dans l’atmosphère toujours plus de gaz à effet de serre. Pour les capitalistes, c’est : « après moi le déluge ».

Réduire voire arrêter complètement les productions inutiles ou polluantes et reconvertir l’économie serait portant possible. Sans licenciement, et au contraire en créant de nouveaux emplois, avec de meilleures conditions de travail.

Il y a une condition : ne pas laisser entre les mains du patronat le soin de décider de l’avenir à notre place. Avec lui, le chemin est tracé d’avance : des restructurations sans fin, avec leur cortège de licenciements et, au bout de la route, la catastrophe climatique. Pour construire un autre futur, il faut mettre les banques et les grands groupes de l’industrie, du commerce et des services sous le contrôle des salariéEs et de la population.

(3/9/2020) (1717 signes)

80 - Le capitalisme ne s’éteindra pas tout seul,

aidons-le !

Le capitalisme va de crise en crise. Pendant le confinement, nous avons vu l’incapacité du système à faire face efficacement à la crise sanitaire. Les capitalistes et les gouvernements à leur service n’ont pas su protéger la population : ils ont détruit pendant des années l’hôpital public, ils n’ont pas cherché à réorienter la production pour répondre à l’urgence sanitaire, même pas l’urgence de l’urgence : la production de masques.

Aujourd’hui, leur « relance » précipite des milliers de personnes dans le chômage, mais aussi le retour au produire plus… pour polluer plus. Leur système ne nous promet rien d’autres que des crises successives, sanitaires, économiques, environnementales.

Et pourtant il continuera tant que nous ne l’aurons pas aboli. Les premières manifestations du déconfinement, celles contre les licenciements dans l’automobile, celles des sans-papiers, celles contre les violences racistes policières avec une jeunesse qui se soulève contre l’injustice, celles des personnelles des hôpitaux et du soin qui veulent des moyens et pas des médailles, sont des encouragements pour une lutte globale contre le capitalisme. Il est encore temps !

(3/9/2020) (1216 signes)

79 - LE 14 JUILLET A PARIS

AUX CÔTES DES PERSONNELS DE SANTÉ

Malgré les milliards d’euros d’aides aux entreprises, les annonces de plans sociaux se multiplient dans tous les secteurs. Air France, Renault et les autres empochent les milliards d’un gouvernement qui ne veut surtout pas leur interdire de supprimer des emplois. Il comprend leurs problèmes. Mais pour l’hôpital et ses personnels, il n’y aura que des médailles et un plan au rabais. Alors qu’une catastrophe sociale terrible se profile pour les mois qui viennent, l’heure est à la remobilisation générale. Dans ce contexte, plusieurs organisations syndicales de l’Ile de France appellent à manifester à Paris, le 14 juillet à 14h, place de la Bastille : aux côtés des personnels de santé, pour l’emploi, les salaires et les services publics. Au moment où Macron paradera de son côté, il est bon que la colère sociale se fasse entendre.

(7/7/2020) (890 signes)

78 - Israël-Palestine

Un plan d’annexion intolérable

Depuis la proclamation de l’indépendance en 1948, il n’a jamais été question pour les dirigeants israéliens de partager la terre avec les Palestiniens. Avec l’occupation de la Cisjordanie en  1967, ils voulaient contrôler le plus de territoire possible. En rendant la vie impossible aux palestiniens pour qu’ils quittent leurs terres, ils voulaient faire d’Israël un Etat « des juifs ».

En multipliant les « colonies israéliennes » en territoire palestinien, ils voulaient rendre impossible toute existence d’un Etat palestinien indépendant. Avec l’aval de Trump, Netanyhaou voulait en juillet faire un pas de plus en annexant purement et simplement le territoire de toutes les colonies juives de Cisjordanie et la vallée du fleuve Jourdain.

Ne resteraient aux palestiniens que des petits bouts de territoires privés de réserves en eau et de terres fertiles. Il est encore temps de mobiliser pour empêcher ce forfait. Et d’obliger la France et l’Europe à des sanctions fortes contre Israël, à commencer par la rupture de tous les accords de coopération avec cet Etat voyou.

(7/7/2020) (1119 signes)

77 - Convention Climat, Macron fait son marché

On n’attendait pas de la Convention Climat des propositions révolutionnaires. Il en est sorti néanmoins un certain nombre de propositions de bon sens. Mais même dans celles-là, en  contradiction avec sa promesse de s’en saisir «  sans filtre » Macron a fait son « choix ».

Pas question de remettre en cause l’accord de libre-échange Europe-Canada ; pas question d’aller vers la suppression du trafic intérieur aérien pour 2025 ; pas question évidemment d’envisager une taxe de 4% sur les dividendes des plus grosses entreprises pour financer la transition écologique. D’où vont donc sortir les  15 milliards promis pour verdir sa politique ?

A l’Assemblée où se discute le projet de budget rectificatif, sa majorité refuse de revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux riches et aux entreprises ; refuse d’alléger la TVA sur les voyages en train, refuse d’imposer aux entreprises des contreparties dignes de ce nom aux milliards d’aides qui leur sont accordés. Un tout petit zeste de vert dans une priorité à une relance de l’économie au profit des actionnaires : le « nouveau chemin » de Macron n’est ni vert ni social.

(7/7/2020) (1158 signes)

76 - Covid : pour qui la facture ?

Macron en flagrant délit de mensonge

L’«argent magique» qui n’existait pas pour les hôpitaux a soudain coulé à flots depuis le Covid : des milliards ont été empruntés par l’Etat pour faire face à l’urgence. A la télé le 14 juin, Macron le promettait : « pas d’impôts nouveaux pour financer ces dépenses ». Pourtant dès le lendemain il faisait discrètement voter par les  députés une loi transférant à la CADES - Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale - 92 milliards des dépenses liées au Covid ( baisse de cotisations patronales, chômage partiel...)

La Cades a été fondée en 1996 par Juppé, pour reprendre les déficits passés de la Sécu et nous les faire payer au moyen d’un impôt appelé CRDS prélevé sur nos revenus : salaires, pensions, allocations chômage … La dette devait s’éteindre en 2024.

Avec les 92 milliards de plus, ce sera en 2033. Neuf ans de plus donc à payer cette CRDS, dont le produit trouve pour l’essentiel son origine dans les revenus des classes populaires. Il n’était pas question pour Macron d’envisager un prélèvement exceptionnel sur le « capital ».

(7/7/2020) (1107 signes)

75 - Faire barrage à la répression antisyndicale

Depuis 2017, de la SNCF aux gilets jaunes ou autres, les mobilisations sociales  ont été confrontées aux violences policières. Mais aussi, à la Poste, à la Sncf ou à la Ratp, dans l’Education Nationale ou ailleurs, à une multiplication  de procédures répressives, jusqu’au licenciement parfois, de  syndicalistes.

Près de Rouen dernièrement, conseils de discipline pour deux salariés de l’HP de St Etienne du Rouvray, coupables d’avoir dénoncé les mauvaises conditions sanitaires de travail avec les patients. Dans le secteur privé, au Leclerc de St Pierre les Elbeuf, le patron est un adepte du management par la peur et le harcèlement.

Malheur au salarié qui envisagerait de broncher. Quant à Sébastien, le délégué CGT qui s’obstine à dénoncer ses méthodes et à défendre pied à pied ses collègues, le directeur cherche depuis longtemps à le briser. Peine perdue : la liste CGT vient de remporter haut la main les élections, et une belle manifestation de solidarité avec Sébastien a circulé dans les allées du magasin mardi matin.

(7/7/2020) (1076 signes)

74 - CONTRE LA FERMETURE DE L’USINE DE FLINS !

Après un premier débrayage de la majorité de l’équipe de nuit, jeudi 11 juin, plusieurs centaines  de travailleurs ont débrayé le 17 juin, cette fois à l’appel de tous les syndicats du site, contre les projets de suppressions de postes et de fermeture.

La direction de Renault a annoncé que l’usine ne produirait plus de voitures à partir de 2024 et passerait de 2.600 CDI et 1.200 intérimaires à seulement 1.600 CDI pour devenir un centre de reconditionnement de moteurs et boîtes de vitesse et un « pôle d’économie circulaire et environnementale».

Ces annonces floues cachent mal la volonté de la direction de fermer totalement le site en 2024 ou juste après. Mais les salariés de Renault Flins ont commencé à montrer qu’ils n’allaient pas se laisser faire !

(23/6/2020) (801 signes)

73 - TOUS MENACES, TOUS CONCERNES

L’annonce du plan de restructuration chez Renault a donné le signal à de nombreuses entreprises du secteur: Pour elles, l’heure est arrivée de faire payer la note de la crise aux salariés !

Pendant que Senard et Le Maire tentent d’éteindre la grogne des salariés menacés par la fermeture des sites, les patrons de la sous-traitance ont ouvert le feu : 600 emplois menacés aux Fonderies du Poitou, 1.000 suppressions de postes à Hutchinson, et des dizaines d’entreprises plus petites qui vont laisser sur le carreau des milliers de salariés.

Mais comme les prestataires et les intérimaires, ceux-là n’entrent pas dans les comptes annoncés par la direction de Renault. Face à cette sous-traitance des licenciements, il faut s’unir entre tous les sites: quel que soit notre statut ou notre entreprise, nous sommes tous concernés par les mesures de restructuration et de compétitivité. Les patrons nous ont déclaré la guerre, il est temps de se coordonner pour riposter tous ensemble!

(23/6/2020) (1008 signes)

72 - DEUX METHODES, UN MÊME OBJECTIF

Le chantage patronal à l’emploi se généralise pour rogner sur les salaires. Chez Ryanair, c'est brutal et non négociable: -20% pour les pilotes, -10% pour le personnel navigant. Chez Derichebourg Aeronautics (un sous-traitant d’Airbus), c’est pareil, mais avec un  « Accord de performance collective», une nouveauté créée par la dernière loi Travail, au nom du «dialogue social».

Le deal ? Jusqu'à 500 euros de «sacrifices mensuels» en échange... du report à septembre d’un plan de 700 suppressions d’emplois ! Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a dénoncé la méthode de Ryanair, mais approuvé celle de Derichebourg. Le chantage à l’emploi, ça lui va, mais il voudrait juste que les syndicats soient consentants pour calmer la colère des salariés !

(23/6/2020) (786 signes)

71 - QUELLE VIOLENCE ?

Dernier exemple en date de la violence policière, celle de cette interpellation d’une violence inouïe de Farida, infirmière, indignée par l’arrosage de gaz lacrymogènes lors de la manifestation des soignants mardi 16 juin. 

Alors que les forces de police ont obtenu en 24 heures le retrait de l’interdiction du placage d’étranglement, les soignants, eux, attendent toujours leurs augmentations de salaire et des embauches. De fait la colère du monde hospitalier s’ajoute aux autres rassemblements contre le racisme et les violences policières. Le 16 juin les blouses blanches (en « colère noire ») se comptaient en dizaines de milliers dans tout le pays (plus de 300 à Dreux, plus de 400 à Chartres). Mais elles s’ajoutent également aux mobilisations contre les suppressions de postes chez Renault, comme dans tout le secteur automobile.

Une telle superposition des colères pourrait bien devenir le pire cauchemar de Macron. A nous de faire que ce soit bien le cas.

(23/6/2020) (980 signes)

70 - SOLIDARITÉ 

Samedi dernier, le 20 juin, la Marche des solidarités contre le racisme et pour la régularisation des sans-papiers – ces « premiers de corvée » pendant toute la période de confinement – a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris et dans plusieurs autres villes.

Mais cela fait aussi des semaines que le vent de colère contre le racisme et les violences policières – parti des États-Unis – se propage dans tous les pays et en particulier en France.

Si les manifestants en France se sont identifiés à ceux des États-Unis, c’est que, ici aussi, les violences policières et le racisme d’état s’ajoutent aux violences sociales subies par l’ensemble du monde du travail et qui ont été aggravées par la crise sanitaire.

Des violences policières et un racisme encouragé l’impunité et le soutien politique tacite dont elles bénéficient de la part par de ce gouvernement.

(23/6/2020) (892 signes)

69 - Renault, UN PLAN DE SAUVETAGE DES ACTIONNAIRES

« Renault joue sa survie », avait estimé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, comme si les 25 milliards d’euros de bénéfices réalisés au cours des dix dernières années n’avaient jamais existé.

Mais à quoi ont donc servi tous les accords de compétitivité ? En 2013, la direction de Renault avait sorti son « Contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France ».

En 2017, elle faisait le coup du « Contrat d’Activité pour une Performance durable de Renault en France », dit « Cap 2020 ». Résultat, les effectifs en France ont chuté de 12 % en 10 ans. Mais ça continue. En 2020, l’« Accord de solidarité et d’avenir » débouche sur un nouveau plan de 15 000 suppressions d’emplois dont 4600 en France.

(23/6/2020)             (796 signes)

68 - La semaine de 28h payée 35 ! Chiche !

Non ! Non ! L’idée ne vient pas de révolutionnaires idéalistes, pas même de partis de « gôche », ou de syndicats irresponsables … Non ! Simplement de la « Convention Citoyenne pour le Climat », ces 150 français tirés au sort.

Ils ont tout simplement émis une idée de bon sens : s’il y a des chômeurs, que des salariés sont épuisés de trop de travail, et que des richesses sont produites et rapportent de l’argent au point que certains peuvent accumuler des milliards d’euro … Et bien, il faut diminuer le temps de travail et établir la semaine de 28h pour le même salaire.

Gageons que le gouvernement, à la mercie du grand patronat ne l’acceptera pas. Alors, ce sera surement à nous de l’imposer, et pour ça, 1h de grève de temps en temps ne suffira surement pas. Préparons-nous à un vrai Tous Ensemble

(22/6/2020)             (838 signes)

67 - Air France … Renault … Le COVID a bon dos

L’État a accordé sept milliards d’aides à la compagnie aérienne sous forme de prêts garantis, sous réserve de « réformes structurelles sur la maîtrise des coûts et des efforts de productivité ».

Message reçu cinq sur cinq par la direction d’Air France, qui annonce un plan avec à la clé jusqu’à 10 000 licenciements, surtout parmi les travailleurs les plus âgés avec les salaires les plus élevés.

Air France veut surtout se dépêcher de profiter du trou d’air de la crise sanitaire pour faire passer ces « efforts de productivité » qui étaient dans les cartons depuis longtemps, pour mieux préparer l’avenir : les mêmes prévoient un doublement du trafic aérien d’ici 2040…

Et à Renault ? c’est 5 milliards de prêt cautionnés par l’état … Et c’est 15 000 suppressions d’emplois, dont 4600 en France d’annoncés … pour 25 milliard de bénéfices accumulés ces dix dernières années !

Combien de temps allons-nous les laisser faire ? Les arrêter dans la casse de nos emplois ne dépend que de notre détermination !

(22/6/2020)             (1042 signes)

 

59 - ROUX DE BEZIEUX, PANIER-RUNACHER ET LES (CAC) 40 VOLEURS

Bien au chaud dans son manoir du Croisic, Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF, s’exempte lui-même du confinement (nombreux allers et retours à Paris relevés par la presse). Il ordonne même de rompre ce confinement pour continuer à « reproduire de la richesse de masse » : « j’appelle donc tous les entrepreneurs qui le peuvent à reprendre dès maintenant leur activité ».

Message répercuté aux salarié-e-s par Agnès Panier Runacher, secrétaire d’Etat à l’économie, sommés de « reprendre le travail plein pot » et de « mettre les bouchées doubles ».

Ces deux-là sont à mettre dans le même sac que leurs copains du CAC 40 : tout Bézieux dans le même Panier ! La multimillionnaire du gouvernement nous explique que la crise est « le moment de faire des affaires en bourse » (CNews, 10/03/2020) ; quant au patron des patrons, son obsession se résume au titre de son livre : Pour sortir de la crise, le capitalisme.

Leur objectif est de nous faire payer leur crise en volant nos conquêtes sociales : « Il faudra se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise » (Roux de Bézieux, 10/04/2020). Salauds de patrons, c’est le dernier livre du chef de file du MEDEF ; un titre provocateur, mais qui correspond exactement à ce qu’on pense vraiment.

(13/4/2020)     (1372 signes)

 

58 - LA RELIGION DU PROFIT, ON VA FAIRE UNE CROIX DESSUS

« En France, on le sait, c’est un rassemblement évangélique de trois jours tenu dans l’est du pays, avec force embrassades, la «Porte ouverte chrétienne», qui s’est montré le plus efficace propagateur de la maladie sur le reste du territoire, quand les pèlerins illuminés par la grâce sont rentrés dans leurs pénates en portant, en plus de la bonne parole, de fortes doses de coronavirus dont ils ont comblé leurs proches et leurs voisins. » (Libération, 3/04/2020).

Ce rassemblement a eu lieu, comme bien d’autres (matchs, concerts, meetings …), un mois avant les mesures de confinement. Que pour des fanatiques comme le président brésilien Bolsonaro, le coronavirus soit une « punition divine », passe encore … Mais rendre les évangélistes responsables de l’épidémie, comme les musulmans seraient eux responsables du terrorisme, c’est un peu court.

Des études scientifiques identifient le productivisme effréné du capitalisme, avec le saccage des éco-systèmes comme origine probable des nouvelles pandémies d’origine animale (SRAS, Covid …). Emmanuel Macron, 1er télévangéliste de France, a choisi ce lundi de Pâques pour rabâcher le même sermon : « Au nom du pèse, du fric et de la hausse des prix, notre seul salut, c’est la croissance ». Alors, pour que « le jour d’après » ne soit pas un long chemin de croix, il faudra faire plus que lui sonner les cloches.  Pas d’union « sacrée » pour sauver le système !

 (13/4/2020)     (1464 signes)

 

57 - UN MEPRIS TOTAL

Total a généreusement fait don aux infirmières de 50 millions d’€ en bons d’essence … mais le 1er avril a versé 1,8 milliard de dividendes à ses actionnaires, pour la plupart des gros fonds de pension. Après le 8 janvier, c’est le 2ème versement trimestriel (le suivant c’est le 1er juillet) des 7,5 milliards promis aux actionnaires en 2020. Un racket légalisé, sur l’exploitation de notre travail.

 Total a même racheté ses propres actions pour faire monter les cours. Ces milliards privatisés auraient été bien plus utiles pour le service public de santé ! Alors, exproprier les capitalistes pour réorienter l’économie vers les vrais besoins sociaux, pas pour les rentiers du CAC40, serait une mesure de bon sens et de simple justice. A commencer par Total, qui devrait être nationalisé sans indemnités ni rachat, au sein d’un grand service public unifié de l’énergie.

Avec un double objectif : permettre l’accès aux besoins essentiels de la population et diminuer les émissions en CO2. Ensemble, usagers et salarié-e-s, serons meilleurs « gestionnaires » que ce gouvernement, lui qui n’a même pas rétabli l’ISF. Et qui veut même perpétuer le système : « Il faut un nouveau capitalisme, qui soit plus respectueux des personnes, qui soit plus soucieux de lutter contre les inégalités et qui soit plus respectueux de l’environnement » (Bruno Le Maire, 30/03/2020) !

Pour dégager Macron, Le Maire et leurs copains du CAC40, nous ne pouvons compter que sur nos luttes.

(11/4/2020)     (1481 signes)

 

56 - LES « PREMIERS DE CORDEE » A LA RAMASSE …  LES « PREMIERS DE CORVEE » A LA MANOEUVRE

« Les masques commandés par la France en Chine seront livrés d’ici la fin juin » (Le Drian, ministre des Affaires Etrangères, 7/04/2020). Suffisamment tard pour que le virus continue à tuer « les héros en 1ère ligne ». Militaires et services secrets de l’ambassade tentent de « sécuriser le pont aérien », à coups de pots de vin. « C’est la guerre » sur les pistes d’aéroports pour pirater les cargaisons : « les américains ont surenchéri », « les tchèques » arraisonné des masques en transit … En France, des élus régionaux s’indignent que l’Etat saisisse leurs livraisons de masques payés à prix d’or. Les maires font fabriquer au black leur modèle communal par les associations locales. Les arrêtés municipaux imposant le port obligatoire du masque sont suspendus par Castaner en personne. Roméo (14 ans) a transformé sa chambre en atelier d’imprimantes 3D pour fournir l’hôpital voisin en visières-masques (BFM, 9/04/2020). Les ministres fanatiques des dogmes de gestion capitalistes (« zéro stock », « flux tendus », « just-in-time »…) ont destocké les réserves stratégiques de masques et ont créé la pénurie. Face à ce scandale d’Etat, les humoristes se chargent de rappeler à tous ces visionnaires une évidence : « passer commande 2 mois après le début de l’épidémie, c’est comme enfiler un préservatif le jour de l’accouchement ».

(10/4/2020)     (1423 signes)

 

55 - NON, NOUS NE PAIERONS PAS LEUR CRISE !

Le directeur de l’Agence Régionale de Santé du Grand Est est un bon caporal. Il voulait faire du zèle en rappelant publiquement que les objectifs du gouvernement pour l’hôpital de Nancy (suppression de 598 postes et 174 lits) étaient maintenus : « Il n’y a pas de raison de remettre en cause le plan pour le CHRU de Nancy (…) Le dossier devrait être examiné début juin. (…) La trajectoire reste la même. » (conférence de presse du 7/04/2020). Viré dès le lendemain !

Sa franchise contrecarre la propagande éhontée du gouvernement : tous les soirs à 20 h il fait applaudir les « héros de la 1ère ligne » et « les travailleurs de la 2ème ligne». Et par derrière, il tire sur tout ce qui bouge à coups d’ordonnances antisociales et liberticides.

C’est le durcissement général dans toutes les entreprises, publiques et privées. Finies les souplesses bienveillantes de la 1ère semaine de confinement : convocation de CSE extraordinaires avec suppression des jours de congés et chantage aux baisses de salaires (rendues possibles par les ordonnances et la loi travail). Les capitalistes, banquiers, actionnaires spéculent à qui mieux mieux et continuent à se gaver.

Nous n’avons pas à faire les frais de toutes leurs turpitudes. Le capitalisme nous enfonce dans une crise pire qu’en 1929 : sociale, économique, écologique, sanitaire … Il est incapable d’en sortir sans nous la faire payer … alors sortons du capitalisme !

  (9/4/2020)     (1453 signes)

 

54 - STOP-COVID : MACRON CHOISIT LE PISTAGE … PAS LE DEPISTAGE

Pas de tests de dépistage, pas de masques, pas de dé confinement en vue … Confronté à ses incohérences dans la gestion de la crise, le gouvernement développe ses outils pour un contrôle social de masse.

Pour les contrôles policiers, l’attestation numérique sur smartphones avec QR codes scannés. Pour le pistage individuel, l’appli Stop-covid, avec suivi et traçage de l’historique des relations sociales (tracking, dans le jargon CIA).

Soyons clair : il n’a jamais été prouvé nulle part que cette filature électronique permet le moins du monde de contrôler le virus. Par contre elle permet de contrôler la population, à l’aide des antennes relais (la 5G), déployées à l’insu des maires : l’ordonnance n°6 de la loi d’Etat d’urgence «dispense d’autorisation d’urbanisme pour les constructions, installations et aménagements nécessaires à la continuité des réseaux et services de communications électroniques ayant un caractère temporaire »….

Le traçage et partage des données avec des institutions de santé, les préfectures, les employeurs … voilà des outils bien utiles pour imposer des interdictions de se réunir ou de se déplacer. Des « fantasmes », selon Castaner… Une chose est sûre : il est vraiment urgent de dégager « ces paranoïaques qui nous gouvernent ».

 (9/4/2020)     (1231 signes)

54 - IL FAUT VRAIMENT ARRETER LES MACRONNERIES

Sous la pression des journalistes, le gouvernement a dû finalement « communiquer » sur le nombre de morts covid-19 dans les EHPAD (mais toujours rien sur les décès au domicile, dans la rue…). A l’issue du conseil des ministres du 1er avril, la porte-parole Sibeth Ndiaye explique ce silence : « Nous avons eu un petit temps d’adaptation ». Mensonges ! Le gouvernement, tenu au courant par les Agences Régionales de Santé de la situation dramatique dans les EHPAD, a ordonné leur confinement le 12 mars, cinq jours avant le reste de la population.

Mais pourquoi ce décompte à part ? Elle l’avoue sans détours : les EHPAD sont un « outil de pilotage pour comprendre la manière dont l’épidémie se propage ». Un « cluster » de pensionnaires cobayes ? Ou la logique du « nous sommes en guerre » (en 1939, le programme Aktion T4 permettait d’éliminer les « vies qui ne valent pas la peine d'être vécues » pour libérer des lits d'hôpitaux pour l’armée allemande) ?

Les médecins sont en colère contre ce tri discriminatoire. Les agents des EHPAD s’indignent que les housses mortuaires soient prioritaires sur les masques. Des associations et des familles portent plainte. Contre tous les gestionnaires et leur « pilotage » bidon, « la vie avant les profits » … est maintenant un principe qui s’impose !

Alors, le « jour d’après, il faudra imposer la transparence et le contrôle démocratique des travailleurs et usagers pour gérer collectivement les problèmes, pas pour les dissimuler.

  (7/4/2020)     (1517 signes)

53 - SHOW BIZZ CARITATIF D’UN COTE, BUSINESS LUCRATIF DE L’AUTRE

« Confinée » dans sa luxueuse villa de Dubaï, la star de télé-réalité Nabilla se réjouit des remerciements de Brigitte Macron, pour son don à sa Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France, qu’elle préside à la suite de Bernadette Chirac. 10 000 euros versés au fonds d’urgence » de sa fondation « pour acheter du matériel et aider les soignants et les patients des hôpitaux et des EHPAD ». Pathétique …

Notre santé est vraiment malade du libéralisme. Des dizaines d’hôpitaux publics ont été fermés et 13500 lits supprimés depuis 2013. Cette casse a été méthodiquement organisée par les gouvernements successifs : loi « politique de santé publique » (2004), loi « hôpital-patients-santé-territoires » (2009), loi « modernisation du système de santé », plan « santé 2022 ».

Les Agences Régionales de Santé ont été spécialement créées pour cette politique délibérée de la terre brûlée et faire place nette au privé. Depuis 20 ans, les multinationales de la santé se gavent avec l’argent de la sécu : Ramsey-Générale de Santé, Clinéa-Orpéa, Elsan, Médipôle-Partenaires, Vivalto Santé, Capio … Elles doivent être expropriées sans la moindre indemnité ni rachat, ainsi que les trusts pharmaceutiques, au sein d’un grand service public de santé. Encore moins qu'avant le coronavirus, notre santé n’est pas une marchandise !

 (7/4/2020)     (1382 signes)

52 - ENTRE L’ETAT D’URGENCE ET LES TAS D’URGENCES … QUI DECIDE ? 

Visiblement, « confinement » et « activité vitale », ça pas le même sens pour tout le monde. S’exprimant le 1er avril au web-meeting du NPA (lien), une camarade travaillant à Airbus-Toulouse (26 000 salariés) dénonçait le fait que sa direction obligeait les ouvriers, techniciens et ingénieurs à venir travailler. Les hôpitaux sont sous-équipés en masques de protection. Mais Airbus en utilise des millions pour continuer à produire des avions. Quelle est l’urgence ? Le trafic aérien mondial est arrêté, les avions cloués au sol, les compagnies aériennes en faillite, l’aéroport d’Orly a même fermé ses portes … Qui doit décider des urgences et priorités pour toute la société ? Certainement pas la minorité de capitalistes rentiers qui dirigent l’économie dans leur intérêt privé, qui saccagent la planète et conduisent l’humanité à la catastrophe. Les mieux placés sont celles et ceux qui travaillent et créent toutes ces richesses. La véritable urgence, sociale et écologique, c’est de remettre sur pied ce monde absurde : exproprier les capitalistes pour mutualiser toutes les ressources et planifier les vrais besoins. Prendre notre destin en main, décider dans les entreprises et les localités au sein d’assemblées démocratiquement élues pour construire une société qui défende les intérêts de la majorité, c’est incontournable. Ce sera un immense mouvement social, une révolution. Un projet collectif, solidaire, enthousiasmant, à l’opposé du monde violent et mortifère qu’on nous impose à coup de matraques et d’articles 49.3.

 (6/4/2020)     (1597 signes)

51 - NON A L’ETAT D’URGENCE PERMANENT

Pour désengorger les prisons au bord de la mutinerie, la ministre de la justice a libéré 6 266 condamnés. Mais suite aux ordonnances sur l’état d’urgence sanitaire, les présumés innocents pas encore jugés, dont un grand nombre de gilets jaunes, ne sont pas près de sortir. Malgré un recours déposé par les associations d’avocats, le Conseil d’Etat a confirmé le 3 avril la prolongation « de plein droit » de toutes les détentions provisoires. « C’est la première fois depuis la loi des suspects de 1793 que l’on ordonne que des gens restent en prison sans l’intervention d’un juge » (Louis Boré, président de l’ordre des avocats). Le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l’homme et l’Observatoire international des prisons, unanimes, dénoncent ces mesures d’exception, qui vont rentrer dans le droit commun. Depuis 2016, sous couvert de lutte antiterroriste, l’Etat s’est doté d’un arsenal policier et judiciaire destiné à museler la contestation sociale ; on le voit avec les gilets jaunes. L’arbitraire répressif et le quadrillage de la population par une surveillance de masse sont la marque des régimes totalitaires. Rien à voir avec l’urgence sanitaire. Mais Macron veut reconstituer au plus vite les profits des capitalistes avec « du sang et des larmes » et se donne les moyens de combattre les explosions sociales à venir.

 (6/4/2020)     (1412 signes)

50 - ARRETONS CETTE MASCARADE ! BAS LES MASQUES !

Dérisoire et indécente, l’auto-promotion médiatisée de Macron visitant une usine de masques près d’Angers le 31 mars n’est qu’un mauvais remake du film « La vérité si je mens ».  Depuis quinze jours, le gouvernement communique sur ces millions de masques, commandés, bientôt livrés … mais pas encore arrivés. L’implosion de l’hôpital public, annoncée depuis des mois par les hospitaliers et le collectif inter-urgences en lutte contre la casse du système de santé se confirme sous nos yeux : pénurie de lits, d’équipements de base (masques, gel, seringues …). Faux-cul, les ministres invoquent des « tensions sur le marché », des « difficultés logistiques », des « vols inadmissibles » ou, pour le gel … une pénurie de flacons ! Dans la 6ème puissance mondiale, patrie de Bernard Arnault, homme le plus riche du monde, les personnels exposés supplient pour avoir des masques, les tutos fleurissent sur le net pour en fabriquer « faits maison » et le marché noir explose. Devant ce fiasco, Macron multiplie les mesures liberticides et antisociales, au nom de « l’union sacrée ». Il appelle à « se serrer les coudes » et vante le « dévouement des soignants ». Minable et révoltant. Oui, vraiment, il faut en finir avec le capitalisme !

(3/4/2020)     (1277 signes)

49 - NI FOUTAGE DE GUEULE, NI ENFUMAGE … SI, IL FAUT VERSER LES DIVIDENDES DU CAC40 !

Dans les médias, Bruno Le Maire « hausse le ton » : il demande aux entreprises du CAC40, qui d’ici fin mai s’apprêtent à verser 54,3 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires de ne pas le faire. Il fait son CACou en annonçant fièrement que l’Etat actionnaire de plusieurs de ces sociétés renoncera lui, à 2,7 milliards d’euros de recettes « pour montrer l’exemple ». Pendant des années, les entreprises du CAC40 se sont gavées sur le dos de leurs salarié(e)s, ne leur laissant que des CACahuètes. Continuer à redistribuer des milliards d’euros aux actionnaires alors que l’Etat va leur verser 300 milliards d’aides, ça fait « pompe à fric » : en clair, c’est du « foutage de gueule ». Mais geler le paiement des dividendes jusqu’en septembre, après le versement des aides, c’est plus discret : en clair, c’est de « l’enfumage ». Le Maire voudrait « confiner » les profits des capitalistes pour les sanctuariser. Il faut débloquer d’urgence le versement de ces dividendes. Pas pour rémunérer les actionnaires, mais pour financer un fonds public d’indemnisation du chômage technique. Oui, il faut réquisitionner les profits pour payer tous les salaires à 100% !

(3/4/2020)     (1246 signes)

48 - « C’EST LA GUERRE » ? … ALORS MACRON DOIT BATTRE EN RETRAITE !

En arrière-plan de la crise sanitaire, les contre-réformes du gouvernement lui reviennent en pleine figure, comme un tir tendu de LBD. Pour les retraites, craignant d’alourdir le « contentieux », Macron a dû –provisoirement – remballer son projet, très largement rejeté. Il promet même maintenant, « quoi qu’il en coûte », des avantages en gratification aux salariés des services publics, qu’il redécouvre brusquement essentiels à la vie. Retour donc à « l’ancien monde », avec les « régimes spéciaux » des entreprises publiques et des fonctionnaires, mis en place à la sortie de la 2ème guerre mondiale pour la « reconstruction » de l’économie ? Les promesses d’ivrogne de Macron, plus personne n’y croit ! Après les fiascos du « simulateur » et de la « conférence de financement » des retraites, quelle crédibilité accorder désormais au système par points ? La valeur du point dépend d’un indicateur à créer, le « revenu moyen par tête », indexé sur l’espérance de vie et l’activité. En pleine crise sanitaire et économique, le gouvernement ne donne aucune indication sur la durée du confinement. On peut encore moins compter sur lui pour lever toutes les incertitudes sur nos retraites ! Alors, encore plus déterminés qu’avant le confinement, pour l’abrogation des ordonnances, « on ira jusqu’au retrait » … et on dégagera Macron !

(3/4/2020)     (1396 signes)

47 - « TOUSSE ENSEMBLE, CREVE GENERALE » … MIEUX QUE … « TOUS ENSEMBLE, GREVE GENERALE » ?

L’effondrement de l’activité économique lié à l’épidémie a des effets positifs sur notre environnement (pollution, nuisances sonores …). Et le gouvernement a dû geler la réforme des retraites et la privatisation d’ADP, prolonger les titres de séjour et la trêve hivernale, débloquer les dépenses publiques… Le covid19, détonateur de la crise capitaliste, met en évidence les dégâts du productivisme. Mais aussi les impasses politiques de ceux qui prétendent combattre le système par une sorte de « grève par procuration » au Covid19, ce petit virus organisateur de la première crève générale planétaire. Plus efficace que les anticapitalistes, internationaliste, écosocialiste, capable à lui seul de bloquer l’économie mondiale et de limiter les émissions de CO2 ! La loi d’urgence de Macron et les propos de Trump (« Il faut retourner au travail beaucoup plus tôt que les gens ne le pensent ») donnent bien évidemment tort aux courants messianiques (collapsologie …) qui croient que ce système malade va s’écrouler tout seul. Les gilets jaunes, les mouvements sociaux à Hong Kong ou en Catalogne n’ont rien à voir avec la « fièvre jaune », la « grippe asiatique » ou la « grippe espagnole ». Covid19 ou pas, il n’est pas de sauveur suprême, … producteurs sauvons-nous nous-mêmes, décrétons le salut commun : ces paroles de l’Internationale sont plus que jamais d’actualité.    

 (3/4/2020)     (1464 signes)

46 - URGENCE SANITAIRE OU DELIRE SECURITAIRE, IL FAUT CHOISIR !

En écho à la détresse des personnels de santé, les commentateurs s’offusquent à travers les médias de « l’imprévision » du gouvernement. C’est vrai pour les masques FP2 des hospitaliers : car les directions des unités de soin, organisées en « centres de profit », ont appliqué la règle « zéro stock » des entreprises capitalistes.

C’est faux pour le matériel des forces de répression : car en 2019 Castaner a renouvelé les stocks (commande de 1830 lanceurs de LBD, 40 000 grenades de désencerclement GMD, 25 millions de cartouches calibre 5,56 x 45 pour fusils d’assaut …).

Mais si la pratique du « tir tendu » a pu réprimer chaque semaine les actes des gilets jaunes et les manifestations retraites, la politique du « flux tendu » a vite montré ses limites pour répondre aux besoins de santé de la population. Les 1 738 907 contrôles effectués semaine dernière concernent les verbalisations par les forces de l’ordre et non les tests de dépistage du coronavirus. Au gouvernement d’assumer ses choix politiques !

(23/3/2020)     (1070 signes)

45 - VOUS AVEZ DIT "LOI D'URGENCE SANITAIRE" ?

Incapable de faire face à la crise sanitaire, le gouvernement tente de s’en tirer en accusant la population « d’incivisme », laissant Marine Le Pen stigmatiser « les zones de non droit » ou les marchés ouverts … La « loi d’urgence sanitaire » votée dimanche donne les pleins pouvoirs à Macron.

Elle n’a de sanitaire que le nom. Dans les entreprises, elle renforce la dictature patronale (réquisitions, transformation des jours de confinement en congés ou RTT …). Dans l’espace public, elle délègue les opérations de basse police (couvre-feu) aux caïds locaux (Ménard à Béziers, Saurel à Montpellier, Estrosi à Nice …).

Les seules mesures efficaces pour enrayer l’épidémie sont absentes : réquisition des logements vides pour les femmes battues, les précaires, SDF, migrants … reconversion des moyens de production pour répondre aux besoins sanitaires, expropriation de l’industrie pharmaceutique et des cliniques privées, renationalisation du secteur bancaire … saisie des fortunes des capitalistes au profit de la santé publique et la recherche …  

Alors, malgré tout leur arsenal répressif, il n’est pas sûr que Macron et sa bande arrivent à mater la révolte qui gronde dans la société tout entière, à commencer dans les entreprises, les quartiers ou les prisons … 

(23/3/2020)     (1307 signes)

44 - L’ORDONNANCE CRIMINELLE DU DOCTEUR MACRON

Avec le droit de licencier, les patrons ont le pouvoir absolu de supprimer les moyens de subsistance de leurs salarié(e)s. Avec le droit de réquisitionner, la loi d’urgence sanitaire leur accorde un permis de tuer. Nous obliger à travailler sur les chantiers, les usines ou les bureaux, alors que des collègues sont contaminé(e)s, malades ou décédé(e)s, comme à Renault-Cléon … risquer de mourir pour une activité non indispensable, c’est ça « l’urgence sanitaire » ?

Pénicaud, ministre du travail, incite les patrons à se saisir de ce pouvoir insensé ; elle leur assure que d’éventuels recours en justice « ne sont pas le sujet ». Deux poids deux mesures : pour les actifs, confinement levé au bon vouloir des patrons ; pour les autres, enfermement avec assignation à résidence sanctionnée par les forces de l’ordre.

Avec ce confinement à deux vitesses, non seulement l’épidémie ne va pas s’arrêter, mais elle va s’étendre. Entre les irresponsables que nous sommes et les « premiers de cordée », la facture continue à s’alourdir. Alors, pas de mort sur ordonnance, aucun crédit pour les assassins … non, nous n’effacerons ni la dette sociale, ni la dette sanitaire !

(23/3/2020)     (1208 signes)

43 - LES « MARCHES OUVERTS » SONT FERMES … LES MARCHES FERMES SONT OUVERTS

Les supermarchés au détriment des marchés, c’est un concentré de la politique du gouvernement. La crise sanitaire est pour la bande à Macron une opportunité d’accélérer la concentration du capital. Au profit de leurs petits copains de l’agrobusiness et de la grande distribution, laissant sur le carreau les petits producteurs.

Pourtant, crise climatique oblige, le gouvernement s’est payé de mots pendant des mois sur le « commerce de proximité », les « circuits courts » etc … Deux ministres sont à la manœuvre : Guillaume (agriculture) et Pénicaud (travail). Guillaume cherche 200 000 volontaires de « l’armée de l’ombre ». Il appelle « ceux qui n’ont plus d’activité », à rejoindre « la grande armée de l’agriculture française » (BFM, 24 /03/2020).

Dans ce monde consanguin, la FNSEA joue les recruteurs, avec l’opération « des bras pour ton assiette » ( !). Oui, s’alimenter est un besoin essentiel. Mais notre ministre, ami du glyphosate, craint surtout que la filière agricole dont l’agrobusiness et la grande distribution font leur beurre se tarisse … faute de main d’œuvre étrangère, confinée aussi. Il pousse à la faute celles et ceux qui sont en chômage technique, qui risquent ainsi de perdre l’indemnisation promise par l’Etat.

Qu’en dit Pénicaut, ex-DRH du groupe alimentaire Danone, qui abrite dans son ministère 4 ex-lobbyistes du cru ? Guillaume avait pourtant juré « Moi, ministre de l'Agriculture, les lobbys ne pourront pas franchir la porte de mon ministère ». Pour repenser à fond une filière agroalimentaire préservant notre santé et l’environnement, il faudra dégager Macron et avec lui ses bouffons. Ils sont le problème, pas la solution !

(23/3/2020)     (1733 signes)

42 - URGENCE SANITAIRE OU DELIRE SECURITAIRE, IL FAUT CHOISIR !

En écho à la détresse des personnels de santé, les commentateurs s’offusquent à travers les médias de « l’imprévision » du gouvernement. C’est vrai pour les masques FP2 des hospitaliers : car les directions des unités de soin, organisées en « centres de profit », ont appliqué la règle « zéro stock » des entreprises capitalistes.

C’est faux pour le matériel des forces de répression : car en 2019 Castaner a renouvelé les stocks (commande de 1830 lanceurs de LBD, 40 000 grenades de désencerclement GMD, 25 millions de cartouches calibre 5,56 x 45 pour fusils d’assaut …). Mais si la pratique du « tir tendu » a pu réprimer chaque semaine les actes des gilets jaunes et les manifestations retraites, la politique du « flux tendu » a vite montré ses limites pour répondre aux besoins de santé de la population.

Les 1 738 907 contrôles effectués la semaine dernière concernent les verbalisations par les forces de l’ordre et non les tests de dépistage du coronavirus.

Au gouvernement d’assumer ses choix politiques !

Paniqué, celui-ci tente de s’en tirer en accusant la population « d’incivisme », laissant Marine Le Pen stigmatiser « les zones de non droit » ou les marchés ouverts … La « loi d’urgence sanitaire » votée dimanche donne les pleins pouvoirs à Macron. Elle n’a de sanitaire que le nom.

Dans les entreprises, elle renforce la dictature patronale (réquisitions, transformation des jours de confinement en congés ou RTT …). Dans l’espace public, elle délègue les opérations de basse police (couvre-feu) aux caïds locaux (Ménard à Béziers, Saurel à Montpellier, Estrosi à Nice …).

Les seules mesures efficaces pour enrayer l’épidémie sont absentes : réquisition des logements vides pour les femmes battues, les précaires, SDF, migrants … reconversion des moyens de production pour répondre aux besoins sanitaires, expropriation de l’industrie pharmaceutique et des cliniques privées, renationalisation du secteur bancaire … saisie des fortunes des capitalistes au profit de la santé publique et la recherche …  

Alors, malgré tout l’arsenal répressif provisionné par Castaner, il n’est pas sûr que Macron et sa bande arrivent à mater la révolte qui gronde dans la société tout entière, à commencer dans les entreprises, les quartiers ou les prisons …  

(23/3/2020)     (2317 signes)

41 - ENCORE PLUS NOCIF … LE PENICO-VID19

La quasi-totalité des chantiers de BTP sont à l’arrêt, tous les masques et équipements de protection sanitaires étant réquisitionnés pour les personnels soignants. Dès mardi 17 mars midi, la CAPEB, organisation professionnelle des artisans du bâtiment avait demandé à ses adhérents «de cesser toutes les activités sauf exception – dépannage d’urgence et interventions sur site pouvant mettre en danger la sécurité des personnes et des équipements».

Cette consigne claire et pleine de bon sens a « scandalisé » la ministre du travail Muriel Pénicaud : «Quand un syndicat patronal dit aux entreprises "Arrêtez d’aller bosser, arrêtez de faire vos chantiers", ça c’est du défaitisme.» (LCI, 19/03/2020). Mis en cause, le président de la CAPEB explique : «Le gouvernement s’est rendu compte que le chiffre d’affaires du BTP, c’est 150 milliards d’euros soit, chaque mois, 12 ou 13 milliards qui ne rentrent pas dans la caisse. Avec 2 millions de salariés, le BTP est le plus gros employeur privé de France.»

Résultat : «Le chômage partiel va atteindre des sommes monstrueuses.» (Libération, 20/03/2020). Le gouvernement en panique face à la crise sanitaire et économique qui empire d’heure en heure voit aussi se profiler la banqueroute financière.

Et il compte bien nous la faire payer très cher. Le mépris … voilà bien le visage du capitalisme qui a fait son temps ! Mais, même en crise, le capitalisme ne s’écroulera pas tout seul. A nous toutes et tous, le moment venu, d’imposer nos solutions à la minorité qui conduit l’humanité à la catastrophe : gouverner nous-mêmes pour nous-mêmes, en mettant en œuvre des mesures anticapitalistes.

(21/3/2020)     (1672 signes)

40 - LES FAKE NEWS DU GOUVERNEMENT

Suite aux mesures de confinement, le gouvernement affirme que « les salariés ne perdront pas un centime » (Bruno Le Maire). Il ment :

- les salarié(e)s en chômage partiel toucheront 84% du net (70% du brut), soit une baisse de salaire de 16%

- les parents contraints de garder leurs enfants ne percevront que 90% de leur rémunération

- les travailleurs indépendants seront indemnisés à 80% de leur rémunération (sans autre précision)

Par contre, les entreprises en chômage partiel seront intégralement remboursées par l'État, sans verser un centime, donc indemnisées à 100% … par nos impôts.

Paiement à 100% des jours non travaillés, pour toutes et tous !

(20/3/2020)     (679 signes)

39 - CORONA POUR LE PATRONAT, MORT SUBITE POUR LE SALARIAT ?

Suite aux inquiétudes du Medef qui se plaint que des salariés exercent leur droit de retrait pour protéger leur santé (et même leur vie), Bruno Le Maire a menacé sur tous les médias : "J'invite les salariés dont les entreprises sont ouvertes à se rendre sur leur lieu de travail".

L’inverse du confinement. Qui ne s’applique donc pas à celles et ceux qui se rendent à leur travail pour que les patrons continuent à faire leur beurre comme si de rien n’était.

à PSA, où une cinquantaines de cas de coronavirus ont été avérés, ce n’est que sous la pression des salariés et de leurs organisations syndicales que des entreprises se sont résolues à fermer. Par contre de nombreux secteurs non indispensables (chantiers navals, équipementiers auto …) continuent à tourner. Amazon ou Leclerc menacent même de sanctions les salariés qui ne viendraient pas travailler.

Ces multinationales ne seront pas sanctionnées, mais sortir « sans motif » est pénalisé par une amende de 135 à 375 euros. Les sommes récoltées (un million d’euros en 48h) ne financeront pas l’hôpital public ; elles seront reversées par l’Etat aux entreprises capitalistes pour éponger leurs pertes financières. Aujourd’hui plus qu’hier, nos vies valent plus que leurs profits !

(20/3/2020)     (1294 signes)

38 - DE LA CRISE SANITAIRE A LA CRISE NUCLEAIRE

Comme partout, EDF doit faire face à une hausse de l’absentéisme pour cause de crise sanitaire. Au moins cinq centrales nucléaires (Fessenheim, Gravelines, Flamanville, Belleville, Cattenom), soit 16 réacteurs sur les 58 du parc ont détecté des salariés porteurs du coronavirus. Sans doute davantage compte tenu de l’omerta.

Fidèle à son habitude, la direction d’EDF minimise et fanfaronne : « Nous sommes entraînés à fonctionner avec des effectifs réduits. Le soir et les week-ends, nos centrales sont déjà pilotées par des équipes restreintes. Notre plan pandémie nous permet de faire fonctionner l'ensemble du parc nucléaire et hydraulique avec 25 % de taux d'absentéisme pendant 3 mois et 40 % en cas de pic de l'épidémie, c'est considérable » (L’Usine Nouvelle du 16/03/2020).

 

Alors que les salariés EDF se plaignent des baisses continues d’effectifs et des incidents à répétition qui mettent en cause la sécurité des centrales, EDF voudrait faire croire que 40% des salariés ne servent à rien … Une posture irresponsable qui montre, neuf ans après l’accident de Fukushima, que l’arrêt du nucléaire est incontournable pour éviter une nouvelle catastrophe.

(20/3/2020)     (1203 signes)

37 - BAS LES MASQUES !

L’implosion de l’hôpital public, dénoncée depuis des mois par les hospitaliers et le collectif inter-urgences en lutte contre la casse du système de santé publique se déroule sous nos yeux.

Pénurie de lits, d’équipements et de matériel de protection de base (masques et gel). Depuis une semaine, le gouvernement communique sur ces millions de masques de protection dont la livraison serait imminente, mais qu’on ne voit jamais arriver.

Faux-cul, les ministres invoquent des « difficultés logistiques », des « vols inadmissibles » ou, pour le gel … une pénurie de flacons ! Face à ce manque, le CHU de Grenoble a demandé à son personnel de se confectionner son propre masque, tandis que les tutos plus ou moins fantaisistes fleurissent sur le net pour fabriquer des masques « faits maison » et éviter les arnaques du marché noir.

Ceci dans la 6ème puissance mondiale, patrie de Bernard Arnault, homme le plus riche du monde. Ca n’empêche pas Emmanuel Macron de vanter le « dévouement des personnels soignants » et d’appeler à « l’union sacrée ». Minable et révoltant. Oui, vraiment, il faut en finir avec le capitalisme !

(20/3/2020)     (1137 signes)

36 - Coronavirus : au delà de l’émotion

L’épidémie comme révélateur

L’épidémie suscite une émotion légitime. L’impréparation des autorités sanitaires est manifeste. Si  des milliers de personnes devaient contracter la maladie, comment des hôpitaux exsangues, des urgences déjà débordées, ou des EHPAD en sous effectifs pourraient-ils faire face ? L’extension de l’épidémie ne ferait que confirmer ce que dénoncent depuis deux ans leurs personnels en lutte : le scandale des politiques d’austérité infligées au secteur de la santé. Mais derrière la crise sanitaire se profile une possible crise économique majeure. L’économie chinoise pèse lourd dans l’économie aujourd’hui mondialisée. Son ralentissement brutal suite au coronavirus pourrait gagner toute la planète. Dans une économie capitaliste où le profit et les dividendes des actionnaires sont l’objectif prioritaire, c’est le monde du travail qui serait à nouveau appelé à payer la facture, en termes d’emplois, des salaires, de services publics.  S’il faut donc espérer venir à bout du coronavirus,  il est tout aussi indispensable d’en finir avec ce système capitaliste « qui ruine la société ».

(3/3/2020)     (1147 signes)

35 - Le 8 Mars : Les femmes, grandes perdantes

de la retraite à points

 Le gouvernement affirme que les femmes seront les grandes gagnantes de la réforme des retraites. Pourtant, tout montre qu’elles seront bien les grandes perdantes. Au lieu de corriger les inégalités, cette réforme va les prolonger à la retraite.

Dans le système actuel, les pensions des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes, mais ce projet ne fera qu’accroître ces inégalités par d’importantes baisses de pensions. Le gouvernement veut faire croire que les mécanismes d’augmentation des points liés à la parentalité seront une avancée pour les femmes.

Pourtant, les 5% supplémentaires accordés par enfant seront attribués au choix à la mère ou au père. Or, la tentation sera importante de les attribuer au salaire le plus élevé et donc au père. De même, l’évolution du système des pensions de réversion constitue un véritable recul : elles ne seront versées qu’à partir de 55 ans, et les femmes divorcées ou remariées ne bénéficieront plus de la pension de réversion.

C’est un recul important porté à l’indépendance financière des femmes, mais aussi à leur sécurité avec un féminicide sur quatre commis au moment de la retraite. C’est leur 8 Mars à eux

(3/3/2020)     (1239 signes)

34 - A Mulhouse, Macron en guerre

Mais contre qui ?

Avec ses réformes de l’assurance chômage et des APL qui vont appauvrir des centaines de milliers de gens, et après deux mois de fortes mobilisations contre sa réforme des retraites, Macron mesurait sans peine l’ampleur de son impopularité. Alors à Mulhouse il y a 15 jours il est parti à la reconquête des quartiers «  en perdition ». Allait-il promettre d’en finir avec les milliards de cadeaux aux riches et aux capitalistes, pour réimplanter partout les services publics, ou pour créer les emplois nécessaires à l’insertion sociale des jeunes des quartiers populaires qui vivent au quotidien l’exclusion et le déni de citoyenneté.  Non : son nouveau cheval de bataille, c’est la guerre au « séparatisme islamiste ». Derrière cette expression, qu’il le veuille ou non, tous les musulmans se sentent suspectés de radicalisation. Il est vraiment le représentant des riches !

(3/3/2020)     (919 signes)

33 bis - Sauvons les victimes de la dictature syrienne

En 2011 un énorme soulèvement populaire ébranlait la dictature de Bachar El Assad. Sous prétexte de combattre un mouvement terroriste, celui-ci fait depuis une guerre sanglante à son peuple. Face à un massacre dont sont victimes des millions de civils, les puissances  occidentales haussent un moment le ton, puis font de la lutte contre Daech leur priorité, laissant le champ libre à Assad. Tandis que la Russie lui fournit l’aide massive nécessaire à la reconquête du pays. La dernière poche de résistance, autour d’Idleb, est aujourd’hui  plongée dans l’horreur de bombardements qui frappent sans distinction civils, écoles, hôpitaux. Des centaines de milliers de réfugiés supplémentaires connaissent l’horreur de l’exil et du dénuement total. A l’opposé de la solidarité humaine dont ils devraient bénéficier, ils font l’objet d’un ignoble marchandage entre l’Europe et la Turquie . Une honte. Imaginons une dictature sanglante faisant fuir des millions de civils de France ou d’Europe.  Ne trouverait-on pas « humain » que d’autres pays leur ouvrent leurs portes ?

(3/3/2020)     (1115 signes)

33 - Les damné(e)s de la terre

Le sort des populations à Idlib n’intéresse pas les grandes puissances. Sauf quand elles s’approchent de leurs frontières. Après la « crise migratoire » de 2015, la France et l’Allemagne ont laissé la Grèce gérer l’arrivée des migrants qui fuyaient la misère ou les guerres au Moyen-Orient. Mais les politiciens attisent la xénophobie et les camps de migrants sont surpeuplés.

Afin de repousser les immigrés loin de ses frontières, l’Union européenne avait passé en 2016 un accord avec la Turquie pour qu’elle retienne les 3,5 millions de Syriens en exil, dans des conditions désastreuses. Aujourd’hui Erdogan menace de les laisser passer vers l’Europe s’il n’est pas soutenu dans sa guerre en Syrie.

En réaction l’UE, toute aussi ignoble, a envoyé son agence Frontex renforcer les frontières. Mais les barbelés sont toujours moins pire que les bombes et n’arrêteront pas ceux qui n’ont nulle part où aller. Des pays comme la France ont largement les moyens d’accueillir les immigrés dans des conditions dignes. Il faut ouvrir les frontières !

(3/3/2020)     (1067 signes)

32 - Jurie des Césars … Quelle honte !

Le réalisateur Roman Polanski vient d’être récompensé par le César du meilleur réalisateur. Alors qu’il est accusé de viol par plusieurs femmes, cette récompense apparaît de fait comme un soutien du « gratin » du milieu du cinéma.

Plusieurs actrices ont quitté la salle en protestation et on ne peut que les applaudir. La « grande famille du cinéma français » vient de mettre une claque aux victimes de viol. On a juste envie de dire : « coupez ! »

(3/3/2020)     (481 signes)

31 - PSA condamné pour exposition à l’amiante d’un ouvrier de Sochaux

PSA reconnu coupable d’une "faute inexcusable" envers un ex-ouvrier de Sochaux atteint d’un cancer suite à son exposition à l’amiante. Aujourd’hui âgé de 75 ans, il souffre d’un grave cancer bronco-pulmonaire après avoir travaillé trente ans dans le secteur fonderie de l’usine.

Le tribunal judiciaire de Belfort a jugé que sa maladie professionnelle était "due à la faute inexcusable de l’employeur" et condamné PSA à lui verser plus de 110 000 euros, 111 800 euros de préjudice, en plus de la majoration de sa rente. Dans le détail, il obtient 100 000 euros au titre de la souffrance physique et morale, 4 000 euros pour préjudice d'agrément, 1 500 euros de préjudice esthétique et 6 300 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire.

C'est une victoire, il a attendu longtemps mais aujourd'hui il a une véritable reconnaissance.

L’association des victimes de l’amiante et des maladies professionnelles en Franche-Comté s’est félicitée dans un communiqué de ce jugement, "qui sera un point d’appui pour les dossiers à venir. Ne jamais lâcher !

(25/2/2020)     (1110 signes)

29 - Ghosn, champion des paradis fiscaux

Renault a annoncé lundi 24 février 2020 qu’il se constituait partie civile dans le cadre de l’enquête judiciaire visant Carlos Ghosn. Il aura donc fallu plus d’un an pour que Renault se décide à faire quelque chose.face à des malversations avérées.

Tout le monde se rappelle des vidéos où Ghosn se montre au château de Versailles pour une soirée fastueuse avec des figurants déguisés en valets d’époque. 94 des 154 invités à ce banquet étaient des proches : enfants, sœurs, cousins, amis...

Des informations judiciaires ont été ouvertes « pour abus de biens sociaux, abus de confiance aggravés, faux et usage, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux (...) » t Rachida Dati en a profité pour 900 000 euros !

Et depuis les enquêtes du Monde et de Mediapart en révèlent,chaque jour un peu plus. Cela se compte en millions d’euros passant par toutes les étapes mondiales des paradis fiscaux. Et personne à la direction de Renault ne savait ? Ils nous prennent vraiment pour des brêles !

(25/2/2020)     (1020 signes)

28 - RENAULT : FACE AU CHANTAGE

REFUSer TOUTE SUPPRESSION D’EMPLOI

Comme par hasard, c’est au moment où vont commencer les négociations salariales et celles sur le prochain accord de « compétitivité » que la direction annonce de mauvais chiffres pour 2019, ce qui justifierait un plan d’économies de deux milliards, sans « tabou sur les fermetures d’usines  dans le monde et en France », selon Clotilde Delbos, Directrice générale par intérim. Ce qui n’empêchera pourtant pas Renault de verser 312 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. Cherchez l’erreur !

Pour faire le sale boulot, Renault promet à son nouveau directeur général - Luca De Meo - une rémunération supérieure à celle de Carlos Ghosn. Avec le chantage à l’emploi, ils vont essayer de faire accepter les suppressions d’emplois et de nouveaux sacrifices ”nécessaires”, selon eux, pour améliorer la compétitivité.

Avec toujours cette même mise en concurrence des salarié(e)s des différents groupes de l’automobile à l’échelle mondiale. Il s’agit bien sûr avant tout de rassurer les actionnaires. C’est leur logique ! Refusons d’avance d’en être une fois de plus les victimes : n’acceptons ni sacrifices, ni suppressions d’emplois et exigeons, enfin, dans toutes les entreprises l’embauche des intérimaires.

(17.2/2020)     (1272 signes)

 

27 - Une grève gagnante des Vestalia

à Renault  Guyancourt

Filiale de Véolia, à prêt d’une centaine, ils assurent la logistique sur l’ensemble de Guyancourt. En 2020, la direction a imposé la flexibilité avec des semaines de 22h à 44h,  pour des salaires autour de 1300€ nets. Et en plus une prime de sécurité était versée à la tête du client.

Alors la semaine dernière, ils ont profité de l’ouverture des NAO pour s’y mettre vraiment …  ils se sont mis en grève, majoritairement, reconductible, menaçant le bon fonctionnement de l’établissement.

Quatre jours de grève, combative, déterminée, et la direction a du reculer : 2% d’augmentation au lieu du 1% prévu – la prime égale pour tous et une prime spéciale de 100€. Comme quoi, ça peut vraiment valoir le coup de se mobiliser franchement

Et si on s’y mettait tous, pour nos salaires, et nos conditions de travail.

(13/2/2020)     (858 signes)

26 - 19 février 2019-19 février 2020 :

un an de mobilisation du Hirak en Algérie

 Depuis un an chaque mardi pour les étudiants et chaque vendredi, des dizaines ou des centaines de milliers de personnes manifestent à travers toute l'Algérie. Ils ont obtenu le départ du président Boutéflika, l'annulation de l'organisation par l'armée d'une première élection présidentielle, un simulacre d'épuration des personnages les plus corrompus et détestés de l'ancien régime. 

Malgré la farce d'une nouvelle élection présidentielle largement boycottée par la population, le Hirak continue d'exiger un pouvoir civil ,pas militaire : « système dégage" et "qu'ils dégagent tous"

Rendez l'argent bande de voleurs"," libération des prisonniers du Hirak" Pour une véritable indépendance de l'Algérie: cotre l'exploitation du gaz de schiste par Total ...

 

Ils affirment que" le vrai pouvoir doit venir du peuple. Pour cela, il faudra s'organiser pour élaborer démocratiquement un projet de société capable de satisfaire les besoins de toute la population.

(17.2/2020)     (1028 signes)

25 - Aux côtés d’Israël, Trump piétine

Les droits des palestiniens

Depuis longtemps les palestiniens savent qu’il n’y a plus rien à attendre des autorités américaines. Encore moins avec Trump. Depuis 1967, sous les yeux d’une communauté internationale paralysée, les dirigeants d’Israël bafouent les résolutions de l’ONU : territoires palestiniens occupés, colonies israéliennes en terre palestinienne …

Après le déménagement à Jérusalem de l’ambassade américaine, le soi-disant «plan de paix» de Trump leur donne entièrement raison à Netanhyaou. Il ouvre la voie à l’annexion par Israël des rives du Jourdain, entérine comme fait accompli les colonies israéliennes et l’annexion de Jérusalem-Est.

Ne resteraient aux palestiniens que des bouts de territoire séparés les uns des autres, reliés par des ponts, des tunnels ou des routes sous contrôle israélien. Une véritable provocation. Macron et son gouvernement  ont « salué les efforts du Président Trump ». Une complicité honteuse. Notre solidarité à nous va au peuple palestinien. 

(17.2/2020)     (1029 signes)

24 - Avec les personnels du secteur Défendons le droit à la santé

A nouveau en grève et dans la rue le 14 février, les personnels des EHPAD, des urgences, et des hôpitaux en général,  tirent depuis deux ans la sonnette d’alarme.

Le système de santé est dévasté : la sécu rembourse de moins en moins bien et les tarifs des mutuelles explosent ; trouver un nouveau médecin devient difficile, et il y a des mois d’attente pour un rendez-vous de spécialiste, sans compter les dépassements d’honoraires; les services d’urgence sont débordés, les hôpitaux financièrement asphyxiés ; beaucoup d’enfants en situation de handicap restent sans prise en charge…

Et si des centaines de chefs de service des hôpitaux font la grève de leurs tâches administratives, c’est bien que la situation est devenue intolérable.

Quand l’hôpital est sacrifié à l’autel de l’austérité budgétaire, les personnels sont épuisés et la santé des patients en danger. Quand les personnels de santé réclament des moyens, ils et elles se battent pour le droit à la santé de tous et toutes. Et ce n’est pas le changement de ministre qui va les faire taire.

(17.2/2020)     (1112 signes)

23 - Stations de ski : pour le droit de vivre En piste contre la précarité

Samedi dernier, la grève nationale des  saisonniers, lancée par la CGT et FO, a été suivie dans des dizaines de stations. Salarié.es embauché.es pour une saison, ils et elles prennent en effet en pleine figure la réforme de l’assurance chômage. Depuis novembre 2019, il leur faut six mois de travail sur 24 mois pour avoir droit au chômage : au lieu de quatre sur 28 mois auparavant. Même en additionnant petits contrats d’hiver et petit contrats d’été, difficile d’y arriver. Dans des régions qui vivent au rythme du tourisme, c’est l’alternance petits contrats-chômage qui est la règle. Privé.es d’allocation chômage, c’est la misère qui les attend, comme des centaines de milliers d’autres  précaires. Et quand bien même le cap des six mois serait atteint, un nouveau mode de calcul va faire baisse le montant des allocations à partir d’avril. La grève de samedi dernier : un mouvement de colère qui en appelle d’autres à une plus large échelle et mérite toute notre solidarité.

(17/2/2020)     (1050 signes)

22 - Les femmes, grandes perdantes de la retraite à points

 Le gouvernement affirme que les femmes seront les grandes gagnantes de la réforme des retraites. Pourtant, tout montre qu’elles seront bien les grandes perdantes. Au lieu de corriger les inégalités, cette réforme va les prolonger à la retraite.

Dans le système actuel, les pensions des femmes sont déjà nettement inférieures à celles des hommes, mais ce projet ne fera qu’accroître ces inégalités par d’importantes baisses de pensions. Le gouvernement veut faire croire que les mécanismes d’augmentation des points liés à la parentalité seront une avancée pour les femmes.

Pourtant, les 5% supplémentaires accordés par enfant seront attribués au choix à la mère ou au père. Or, la tentation sera importante de les attribuer au salaire le plus élevé et donc au père. De même, l’évolution du système des pensions de réversion constitue un véritable recul : elles ne seront versées qu’à partir de 55 ans, et les femmes divorcées ou remariées ne bénéficieront plus de la pension de réversion.

C’est un recul important porté à l’indépendance financière des femmes, mais aussi à leur sécurité avec un féminicide sur quatre commis au moment de la retraite.

(3/2/2020)     (1203 signes)

21 - Congés pour le décès d’un enfant : au comble du cynisme et de l’indécence

La semaine dernière, le gouvernement et sa majorité à l’Assemblée s’opposaient à un projet de loi visant à porter de 5 à 12 jours le congé d’un salarié venant de perdre son enfant.

La justification de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, était proprement intolérable : ce n’était pas une bonne proposition parce que le congé était « payé à 100% par l’entreprise », avec le risque d’entamer sa compétitivité...

Devant le tollé provoqué par ce vote et ces interventions, le gouvernement semble faire machine arrière. Mais s’il le fait, c’est seulement parce qu’il estime que le coût politique d’une telle décision est risqué dans la situation sociale actuelle.

Le Président Macron a demandé « de l’humanité » à ses troupes sur le sujet, comme s’il s’agissait d’une trêve tactique dans la guerre qu’ils mènent ensemble contre le monde du travail.

Face à ce cynisme, opposons nos valeurs : la solidarité entre salariés, et la conquête de nouveaux droits.

(3/2/2020)     (1023 signes)

20 - LE CORONAVIRUS FAIT PEUR AUX CAPITALISTES

 L'épidémie inquiète les capitalistes. La preuve, depuis 10 jours les bourses du monde entier s'effondrent de plusieurs pourcent.

 Ce n'est pas tant les malades et le nombre de morts qui les préoccupent . c'est le fait que les travailleurs chinois ne retourneront pas au travail avent le 10 février, et que ce manque à gagner va faire chuter le PIB chinois. Que le commerce et les échanges mondiaux risquent d'en pâtir, que la vente des articles de luxe détaxées dans les aéroports risque de s'effondrer à cause des restrictions des déplacements .

 Et bien oui, décidément, pour eux nos vies valent moins que leurs profits

(3/2/2020)     (661 signes)

19 - a L’école aussi  …  la matraque

Après les transports, l’Éducation nationale a pris le relais de la lutte contre Macron et sa politique : réforme des retraites, bas salaires, manque de moyens, conditions de travail… Et aussi contre la réforme du Bac qui accélère la sélection des jeunes en fonction de leur lycée d’origine et alourdit la charge de travail des profs.

Alors, dès les premières épreuves du nouveau Bac Blanquer-Macron profs et lycéens se sont mobilisés pour ne pas subir, pour refuser cette inégalité qui va s’accroitre. Plusieurs centaines de lycées ont déjà été touchés par cette nouvelle grève du Bac, dont les épreuves ont dû être reportées dans plus de 160 établissements.

Blanquer a donc tout fait pour faire passer son bac coûte que coûte : élèves séquestrés dans les salles d’examen, lacrymos et matraques contre les lycéens, intervention des flics dans les lycées, poursuites disciplinaires ou pénales contre les profs ou les élèves grévistes. La méthode Castaner appliquée à l’école.

(3/2/2020)     (1003 signes)

18 - Michelin, rapiat jusqu’à la jante

Le site de Michelin à La Roche sur Yon en Vendée doit fermer d’ici à la fin de l’année. Résultat : 613 salariés seront privé de leur emploi. Un vrai scandale auquel li ne faut pas s’habituer.

Rapiat jusqu’à la jante du pneu chez Michelin ! Un avantage permet en effet aux salariés « Michelin » d’équiper leur véhicule de quatre pneus pour le prix d’un. Un privilège surement insupportable pour les actionnaires de Michelin.

La direction de l’usine a demandé aux salariés licenciés de rendre ces pneus ou de les rembourser. Et de préciser « ces pneus sont la propriété de Michelin. Ce n’est pas un don, c’est un avantage lié au contrat de travail, ils sont mis à disposition pendant sa durée. » Et de rester ferme sur sa pratique de rapiat !

Il aura fallu que la protestation gonfle pour que la direction revienne sur sa décision. Mais elle n’est pas revenue sur sa décision de licencier. Et n’a pas raté une occasion de montrer jusqu’où peut aller l’obsession du profit !

(3/2/2020)     (999 signes)

17 - Ne pas jouer avec le feu

Après le 17 décembre, c’est le 28 janvier dernier que de nouveaux heurts violents ont vu s’affronter la police et un millier de pompiers, venus de tout le pays défendre leur retraite anticipée et une augmentation de la prime de feu. Les pompiers s’inscrivent donc largement dans le mouvement de contestation de la réforme des retraites.

Cela suffisait au gouvernement pour qu’il envoie ses meutes de flics aux trousses de ces soldats du feu sûrement pas assez obéissants. Une vidéo explicite montre un nouveau tir de LBD qui atteint à la tempe un manifestant. Seulement voilà, avec des pompiers équipés et dont l’entraînement et la condition physique dépassent surement ceux des flics, la police déplore beaucoup plus de blessés que face à des lycéens…

Comme quoi, il ne faut pas jouer avec le feu.

(3/2/2020)     (820 signes)

16 - L’homme et la femme les plus riches du monde sont Français :

Les milliards, ils sont là ! Une nouvelle qui a dû réjouir les puissants de ce pays et qui écœure tous les autres :

Bernard Arnault serait l’homme le plus riche du monde d’après le magazine Forbes avec 105,5 milliards d’euros à son actif. Pour ne rien gâcher, la femme la plus riche du monde est aussi Française, c’est Françoise Bettencourt Meyers avec 53,5 milliards d’euros.

Et on nous dit qu’une grande «conférence de financement » est convoquée pour « trouver » 12 milliards d’euros afin d’équilibrer le système de retraite actuel ?

On a bien une petite idée sur l’endroit où il faudrait aller les chercher, surtout que ce n’est pas le fruit de leur travail, mais du notre !

(1/2/2020)     (734 signes)

 

Publié dans Echos NPA, Tracts NPA