Arnaque aux obus pour les Fonderies de Bretagne

Publié le par NPA Auto Critique

Les Fonderies de Bretagne étaient la dernière fonderie travaillant en France pour Renault. Au début de cette année 2025, un tribunal de commerce a acté le départ de Renault et la reprise par la groupe Europlasma qui prétendait faire fabriquer dans l’usine des obus en remplacement et complément des pièces pour l’automobile  Aujourd’hui, le délégué CGT de l’usine dénonce : « on devait faire 250 000 obus en 2025, on en a fait zéro. On devait réaliser 42 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le business-plan remis au tribunal de commerce, on n’en est qu’à 15 millions. » Le comité social et économique (CSE) a déclenché son droit d’alerte économique.
Le Monde et Ouest France , notamment, ont enquêté sur les pratiques d’Europlasma qui se révèlent être un champion de l’arnaque. Cette transformation de l’usine des Fonderies de Bretagne, censée être un fleuron d’une reconversion en France de l’industrie automobile vers l’industrie d’armement, devait être financée par le 
fonds d’investissement Alpha Blue Ocean, basé aux Bahamas, à Dubaï, au Luxembourg, et aux Seychelles.
Des arnaques de ce genre sont nombreuses : les chasseurs de primes accourent, alléchés par les probables subventions qui arrosent les repreneurs de ces usines asphyxiées par leurs donneurs d’ordre, Renault et Stellantis pour l’automobile. Le comble est que cela se passe pour l’industrie d’armement, devenue un secteur stratégique pour l’Union Européenne. Le gouvernement ne se donne même pas les moyens d’empêcher un nouvel arnaqueur de sévir et de ridiculiser les discours martiaux de Macron.
On doit
se souvenir que le Comité Economique et Social des Fonderies de Bretagne avait émis au début de l’année 2025 un avis favorable, avec les voix de la CGT et de la CGC, à la reprise par Europlasma. Mais à laisser faire les arnaqueurs capitalistes et à tolérer des reconversions vers l’armement, on cumule les motifs d’échec.
Ce qui se passe actuellement aux Fonderies de Bretagne illustre la nécessité d'imposer des reconversions pour fabriquer autre chose que des voitures ou leurs composants
. Mais pour des besoins choisis par la population et sous le contrôle des travailleur(se)s impliqué(e)s.


 

Le Monde : Aux Fonderie de Bretagne, promesses non tenues et opacité

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