Répression chez Sealynx, sous-traitant automobile

Publié par le NPA de L'Eure sur son site:
Mise à jour le16 juillet 2018
Le 4 juin dernier, l’ entreprise Sealynx avait déposé une procédure de référé devant le tribunal d’Évreux à l'encontre de 8 salarié-es, accusés d'avoir bloqué le "déménagement" de 2 machines vers un autre site, en Roumanie. L’audience avait eu lieu le mercredi 4 juillet.
Le juge des référés a rejeté la demande de la direction qui voulait obtenir l'expulsion des syndicalistes afin de "rétablir la libre circulation des personnes et des biens dans l'enceinte et à la sortie de la société". Raté!
D'autant plus que le juge a enjoint la direction à convoquer un CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) dans les 24h maxi donnant ainsi raison à l'argumentation des syndicalistes. C'est une première victoire, importante, qui pourrait stopper le plan "Tomorrow" qui prévoit la délocalisation vers la Roumanie d'une vingtaine de machines et donc la suppression de 60 à 70 postes, tous occupés par des intérimaires.
Les Sealynx ont besoin de notre solidarité ! Aujourd'hui ils sont touchés, demain qui ?
Publié le 6 juillet 2018
L’entreprise Sealynx a déposé une procédure de référé devant le tribunal d’Évreux à l'encontre de 8 salarié-es, accusés par la direction d'avoir bloqué le "déménagement" de 2 machines vers un autre site situé en Roumanie. L’audience avait lieu ce mercredi 4 juillet 2018 à 10 h.
Les 8 salarié-es, syndicalistes, concerné-es par cette procédure étaient présents assistés de leurs 2 avocats. Comme bien souvent dans pareille situation, l'affaire a été renvoyée en fin d'audience, pour que finalement, un peu après 13h, la juge renvoie le délibéré au 11 juin prochain.
Le NPA était présent pour les soutenir, ainsi que le PCf et LO
Enième épisode des turpitudes d'une société dont les effectifs, qui ont compté jusqu'à 1300 personnes, ne sont plus aujourd'hui que 430 salariés et 200 intérimaires, ces derniers pouvant même composer 50% des effectifs sur certains services.
L'entreprise Sealynx, autrefois Mesnel, a été dépecée au fil des rachats successifs par des dirigeants avant tout avides de bonnes opérations financières et de subventions. L'argent public, c'est à dire nos impôts, est toujours généreusement donné par des élus de tout bord, impuissants face aux décisions des patrons, incapables de s'opposer au chantage à l'emploi des capitalistes qui les mènent par le bout du nez.
Sous couvert de "départs volontaires", la direction actuelle finit d'épurer les effectifs des plus anciens, pour les remplacer par des intérimaires qui sont à leur tour remerciés au bout de 18 mois. Profitant de l'épuisement des salariés usés par des conditions de travail pénibles, elle leur propose une somme ridicule, leur assurant qu'avec Pôle Emploi et un peu de chômage, il leur sera facile d'attendre la retraite. Méthodes abjectes qui sont possibles, avec, à n'en pas douter, la complicité bienveillante des pouvoirs publics qui ne peuvent ignorer ces pratiques.
La loi travail d'El Khomri en 2016, sous le gouvernement Hollande, puis les ordonnances Macron-Pénicaud ont considérablement fragilisé les droits des salariés, et permis ce que nous vivons aujourd'hui à Charleval, mais aussi à Ford Blanquefort et dans bien d'autres endroits.Le Medef n'en n'espérait pas tant !
Alors oui, les salariés et leurs représentants, dans une détresse compréhensible cherchent encore une fois des appuis auprès d'élus susceptibles, le pensent-ils, de les aider dans leurs combats. Gageons qu'ils sauront ne pas oublier que certains de ceux-là sont grandement responsables de l'arrogance d'un patronat qui n'a rien à faire de leur sort et que c'est avant tout dans leur propre capacité de mobilisation qu'ils trouveront une partie des réponses à ce qui se joue en ce moment. Il est nécessaire, plus que jamais, de réunir toutes nos forces, dans tous les secteurs, pour résister, tous et toutes ensemble !
Les cheminot.es ont ouvert la voie mais ils sont restés bien seuls. Si les 37 jours de grève éparpillés avaient été mis bout à bout, jour après jour, nous faisons le pari que leur lutte serait devenue la lutte de toutes celles et tous ceux qui ne supportent plus la vie qui nous est faite, pas seulement au travail. Ce n'est que partie remise! En attendant, les Sealynx ont besoin de notre solidarité.